L’eau est une force vitale qui nous nourrit, circule entre nous et façonne la terre. La protection de l’eau, des gens et de l’environnement est une priorité que nous partageons avec les Canadiens et les peuples autochtones.

L’objectif du plan canadien – la raison pour laquelle nous investissons du temps, des efforts et de l’argent pour le mettre en œuvre – est de protéger les gens et l’environnement, y compris l’eau.

Au cours de nos travaux, nous avons appris que l’eau est un formidable enseignant. Lorsque nous suivons le parcours de l’eau, nous obtenons des indices sur l’histoire du monde.

Par exemple, les forages effectués dans la région de South Bruce et d’Ignace nous offrent des enseignements sur les traces d’eau qui sont présentes dans les fissures et les espaces dans le sol, le sable et la roche. Ces informations nous aideront à vérifier si la géologie locale est propice à l’établissement d’un dépôt géologique en profondeur.

En étudiant l’eau à la surface des lacs et des rivières, nous tirons des enseignements sur la façon dont l’eau s’écoule et interagit avec le milieu environnant, ce qui nous aidera à le respecter et à le protéger en tout temps.

En mêlant le savoir autochtone et la science occidentale, en écoutant les gardiens du savoir autochtone, les aînés, les scientifiques, les responsables de la conservation, les professionnels de l’industrie, les jeunes et d’autres personnes, nous en apprenons constamment sur l’eau, notamment sur la relation sacrée et spirituelle que les peuples autochtones, en particulier les femmes, entretiennent avec l’eau et sur le fait que leur voix fait partie intégrante de la protection de l’eau.

Notre engagement pour la protection de l’eau

La science occidentale

Il y a dans le monde un fort consensus scientifique selon lequel les dépôts géologiques en profondeur constituent la meilleure méthode pour protéger l’environnement – y compris l’eau – et la population pour les générations à venir.

Le dépôt géologique en profondeur proposé confinera le combustible nucléaire irradié et l’isolera de l’eau et du milieu environnant au moyen de barrières multiples.

L’une de ces barrières est la roche elle-même. Le dépôt sera construit en profondeur dans une roche où il y a très peu d’eau et où les minuscules traces d’eau qui existent se déplacent très lentement. C’est important, car c’est le signe que la roche est essentiellement déconnectée de l’eau que nous voyons à la surface depuis des millions, voire des milliards d’années. 

L’argile bentonitique est une autre barrière. L’argile bentonitique est une matière naturelle dont l’étanchéité à l’eau a été démontrée. C’est une matière qui se gonfle au contact de l’eau, ce qui en fait un excellent matériau de scellement. Elle est également très stable, comme le confirment les observations faites dans des formations naturelles vieilles de centaines de millions d’années.

Nous prévoyons également appliquer une fine couche de cuivre sur les conteneurs de combustible nucléaire irradié, qui sont en acier, afin d’empêcher l’eau d’atteindre le combustible. Le cuivre est un matériau naturel dont la durabilité dans les conditions qui existent en profondeur dans la roche a été démontrée. Du minerai de cuivre pur a été extrait dans la région des Grands Lacs et les collectivités autochtones ont exploré les gisements de cuivre dans la même région pendant des milliers d’années, ce qui leur a permis d’acquérir un important savoir local et traditionnel à son égard.

Le savoir autochtone

Les aînés et les gardiens du savoir traditionnel nous ont dit que l’accès à l’eau et sa préservation sont particulièrement importants pour les peuples autochtones. L’eau leur a servi de moyen de transport et a assuré leur subsistance. Ce savoir permet de saisir toute l’importance du processus mis en oeuvre par la SGDN pour choisir un site pour stocker de manière sûre et sécuritaire le combustible nucléaire irradié canadien.

Les peuples autochtones considèrent l’eau comme notre lien vital avec la Terre Mère. Il est donc essentiel que notre travail protège la Terre et l’eau.

Dans la conception que se font les Autochtones du monde, tout ce que la Terre Mère a créé, notamment l’eau, a un esprit et est considéré comme vivant. La SGDN comprend et respecte cette croyance importante, et nous nous sommes engagés à protéger l’eau et les collectivités environnantes.

Nous travaillons avec les collectivités, y compris les gardiens du savoir autochtone, pour faire en sorte que notre travail soit guidé par la responsabilité de protéger les gens et l’environnement, y compris l’eau pour les générations futures.

Notre investissement dans la protection de l’eau

Le rôle de l’eau dans notre travail

Il est essentiel de comprendre l’eau, sa qualité, sa mémoire et son parcours pour pouvoir prendre de bonnes décisions dans le cadre de notre travail.

En écoutant et en travaillant avec les gardiens du savoir autochtone, les aînés autochtones, les scientifiques, les responsables de la conservation, les professionnels de l’industrie, les jeunes et d’autres personnes, et en intégrant ce que nous apprenons dans nos travaux, nous évaluons continuellement notre impact potentiel sur la qualité de l’eau, les systèmes d’approvisionnement en eau et les milieux environnants, ce qui nous permettra de continuer de protéger tous les types d’eau.