12.1 Phase 1 : Rapport sur les séances de discussion et le sondage national

La SGDN s’est engagée à prendre différents moyens pour discuter avec les Canadiens et faire en sorte que l’étude des solutions de gestion des déchets nucléaires témoigne, à toutes les étapes, des valeurs, des préoccupations et des attentes de la population canadienne.

Dans le cadre de nos efforts initiaux, nous avons retenu les services d’une société de recherche indépendante, Navigator, pour mener une série de séances de discussion, suivie d’un sondage des Canadiens à l’échelle du pays. Nous avons confié à cette entreprise le mandat d’examiner avec les Canadiens leurs attentes initiales à l’endroit de la façon dont la SGDN devrait procéder pour s’acquitter de sa tâche de manière efficace. La société de recherche a demandé aux Canadiens quelle était, selon eux, la meilleure façon dont la SGDN pourrait inciter les gens à participer à son étude, le genre de renseignements dont les gens avaient besoin pour participer et le processus que la SGDN devrait adopter pour réaliser son étude.

Séances de discussion

Tout d’abord, nous avons demandé à la société de recherche, Navigator, de mener 14 séances de discussion dans cinq grandes régions du Canada, avec les deux groupes linguistiques du pays, tant dans les provinces qui produisent de l’électricité à partir de l’énergie nucléaire que dans celles qui ne produisent pas ce genre d’électricité, ainsi que dans les collectivités où sont actuellement entreposés des déchets nucléaires. Il y a eu en tout quatorze séances de discussion, soit deux dans chacun des sept endroits choisis. Bien sûr, ces discussions témoignent uniquement du point de vue des participants et non de celui de la collectivité ou de l’ensemble des Canadiens, mais elles ont permis de cerner des besoins et des attentes que partagent probablement un grand nombre de Canadiens à l’endroit des travaux de la SGDN.

Nous vous invitons à lire le rapport de la société de recherche sur ces séances de discussion. (Voir le lien au bas de cette page.)

Sondage national

Nous avons ensuite demandé à la même société de recherche, Navigator, de créer, à partir des constatations issues des séances de discussion, un questionnaire qui traiterait des mêmes aspects pour les examiner avec un groupe de Canadiens choisis de façon scientifique. Les résultats de cette recherche, effectuée par téléphone auprès de 1 900 Canadiens d’un bout à l’autre du pays, sont statistiquement représentatifs du point de vue des Canadiens sur ces questions (la marge d’erreur est de plus ou moins 2,25 %, 19 fois sur 20).

Les 64 questions qui ont été posées portaient sur les points suivants :
  • la perception qu’ont les Canadiens de la question
  • la perception qu’ont les Canadiens de la SGDN et de la tâche qui lui a été confiée
  • l’intérêt des Canadiens à l’endroit de cette question, leurs connaissances actuelles à ce sujet et leur désir d’en apprendre davantage
  • les préférences des Canadiens au sujet du déroulement de l’étude des solutions de gestion : qui devrait participer au processus décisionnel, le rôle que devrait jouer le public et les scientifiques dans ce processus
  • la probabilité que les Canadiens participent personnellement à l’étude : qui aimerait participer, la façon dont les Canadiens aimeraient participer
  • la meilleure façon de rejoindre les Canadiens qui sont intéressés de participer à l’étude ou qui aimeraient y participer.

La réponse des Canadiens

Voici ce que les Canadiens ont dit au cours de cette recherche :
  • La gestion du combustible nucléaire irradié n’est pas une question qui préoccupe les gens lorsque personne n’en parle; normalement, cette question ne retient pas l’attention des Canadiens. En revanche, lorsque quelqu’un soulève la question, un grand nombre de Canadiens (plus de la moitié) considèrent qu’elle est très importante.
  • Peu de Canadiens estiment en savoir beaucoup au sujet du combustible nucléaire irradié et sur la façon dont le Canada gère actuellement ce matériel. Peu de Canadiens également connaissent l’existence de la SGDN. Un grand nombre d’entre eux se sont dits intéressés à en apprendre davantage au sujet de la gestion du combustible nucléaire irradié de même qu’au sujet de la SGDN et de l’étude qu’elle mène. Les Canadiens ont aussi manifesté de l’intérêt pour en apprendre davantage sur la façon dont on gère le combustible nucléaire irradié dans les autres pays.
  • Lorsqu’on leur en fait la description, la plupart des Canadiens considèrent que le mandat de la SGDN, qui consiste à étudier et à recommander une méthode de gestion à long terme, est un mandat important et disent l’appuyer.
  • Les Canadiens estiment que la SGDN doit s’assurer qu’un large éventail de groupes et de particuliers prennent part à l’étude des solutions de gestion du combustible nucléaire irradié. Ils sont d’avis que l’étude doit inclure, d’abord et avant tout, des ingénieurs et des chercheurs canadiens et internationaux de l’industrie de l’énergie nucléaire. Elle doit également inclure des représentants des collectivités où il y a des centrales nucléaires, des représentants des groupes de défense de l’environnement, un comité consultatif indépendant et le grand public. La plupart des Canadiens jugeraient inacceptable que la SGDN s’intéresse uniquement au point de vue des ingénieurs et des chercheurs ou uniquement à celui du grand public. Il est important que les deux groupes contribuent à l’étude.
  • Les Canadiens ont laissé entendre que la SGDN devrait recourir à différentes méthodes tant pour les informer que pour les faire participer – depuis la publication d’articles dans les journaux et la distribution de brochures dans les foyers jusqu’à des émissions de télévision et des activités fondées sur le Web en passant par des réunions communautaires.
  • L’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité ne fait pas l’unanimité parmi les Canadiens. Ce renseignement contextuel est important pour la SGDN au moment où elle entreprend des discussions avec les Canadiens sur les solutions de gestion à long terme.
Nous vous invitons à lire le rapport de la société de recherche intitulé « Attitudes du public à l’endroit des déchets nucléaires et du projet de la SGDN ». (Voir le lien au bas de cette page.)

La réaction de la SGDN

Renseigner les Canadiens

Afin de renseigner les Canadiens sur les déchets nucléaires et sur la façon dont ils sont gérés au Canada et à l’étranger, la SGDN a fait rédiger un certain nombre de feuillets d’information et de documents de référence. Le site Web s’est enrichi de trois feuillets dernièrement et d’autres sont prévus. La Société prévoit également d’ajouter au site au cours de l’été 19 documents de référence sur des sujets touchant la façon dont le combustible nucléaire est géré actuellement au Canada et dans d’autres pays. Ces documents, qui seront préparés par des spécialistes du milieu universitaire ou d’organisations qui oeuvrent dans le domaine, seront rédigés en termes simples et clairs.

Se fondant sur les résultats de la recherche, la SGDN est consciente que la création de feuillets d’information et de documents de référence ne suffira pas à combler les besoins d’information de base des gens sur la question; il faut également que l’information soit facile d’accès. L’affichage de ces renseignements sur le site Web en assure l’accès à certains Canadiens mais non à tous. Le fait de les mettre à la disposition du public sous forme de documents imprimés que l’on peut se procurer en composant le numéro sans frais de la SGDN en facilite aussi l’accès, mais ce n’est pas encore suffisant.

La SGDN déduit des résultats de la recherche qu’un grand nombre de Canadiens préfèrent recevoir l’information dans leur foyer par le biais de journaux et de brochures ou de la télévision. La Société cherchera des façons de satisfaire cette préférence d’un grand nombre de Canadiens au cours des prochains mois alors qu’elle planifie la publication de son premier document de discussion cet automne. La SGDN est consciente de l’importance de renseigner constamment les Canadiens au cours de l’étude et du défi que cela représente.

Faire appel aux connaissances des chercheurs et des ingénieurs, ainsi qu’à celles d’autres spécialistes et du public

D’après les résultats de la recherche, les Canadiens veulent que l’étude prenne en compte un large éventail d’intérêts, de domaines du savoir et de points de vue. La SGDN comprend que l’étude doit tenir compte des connaissances de ceux et celles qui travaillent dans le secteur des déchets nucléaires au Canada et à l’étranger et de ceux et celles aussi qui habitent dans une collectivité où il y a des déchets nucléaires. Elle doit également inclure le point de vue des organismes de défense de l’environnement et des spécialistes qui oeuvrent en dehors de l’industrie nucléaire, celui des opposants à l’énergie nucléaire et le point de vue des Canadiens de l’ensemble du pays.

Dans le cadre de son plan d’étude, la SGDN s’efforcera d’être à l’écoute des différents intérêts, domaines du savoir et points de vue, conformément aux attentes des Canadiens, de faciliter le dialogue entre tous les intervenants et de faire en sorte que l’ensemble de ces connaissances oriente de façon significative tant la réalisation de l’étude que son résultat. Le Plan d’engagement et la Stratégie d’élaboration du cadre d’analyse, deux documents qui sont affichés sur le site Web, présentent le fruit de la réflexion de la SGDN sur les moyens qu’elle compte prendre pour faire de ce dialogue une partie intégrante de l’étude.

Faire participer les Canadiens

La SGDN conclut de la recherche qu’il n’existe pas de moyen idéal unique pour faire participer le public à l’étude. La recherche comportait l’examen d’un certain nombre d’approches pour faire participer les citoyens, allant de moyens moins actifs à des moyens plus actifs. Or, aucun d’entre eux n’est réellement parvenu à susciter l’intérêt d’une majorité de Canadiens. La SGDN en déduit qu’elle doit recourir à divers modes de participation pendant toute l’étude. Il faudrait également définir et envisager d’autres approches.

La SGDN poursuit sa réflexion

La SGDN a tiré des enseignements importants de cette recherche au sujet du défi qui l’attend dans le cadre de la réalisation d’une étude des solutions de gestion du combustible irradié qui répondra aux attentes du public. La Société aborde l’étude comme un processus itératif d’apprentissage et de réaction, d’ajustement et de progression. Elle continue de se pencher sur le genre d’activités qui répondraient le mieux aux besoins des Canadiens afin de les intégrer à l’étude tout en apportant les ajustements nécessaires en cours de route. La SGDN prévoit de lancer différentes activités pour solliciter des observations et une orientation auprès du public après la diffusion de son premier document de discussion à l’automne. Une recherche supplémentaire sur les attitudes du public est notamment prévue à la fin de cette année.

La SGDN accueillera avec plaisir vos suggestions et vos commentaires, en tout temps, au cours de l’étude.

12.2 Phase 2 : Rapport sur les conclusions des séances de discussion en groupe

Vers la fin de 2003, une société de recherche indépendante a tenu six séances de discussion avec les Canadiens et Canadiennes pour connaître leur réaction au Document de discussion n° 1 : Posons nous les bonnes questions? La gestion future du combustible nucléaire irradié du Canada et obtenir leurs commentaires à ce sujet. Voici un aperçu des conclusions de cette recherche :
  • Les participants ont réagi de façon positive au Document de discussion et à l’approche adoptée par la SGDN;
  • Les participants estiment que le cadre d’analyse présenté dans le Document de discussion tient compte de leurs valeurs, de leurs priorités et de leurs préoccupations;
  • Les participants n’ont soumis que quelques idées et préoccupations supplémentaires au sujet des dix questions clés auxquelles on se propose de répondre dans le cadre de l’étude;
  • Les participants étaient d’accord avec la méthode proposée par la SGDN pour choisir les solutions de gestion qui devraient retenir l’attention;
  • Lorsqu’on leur a demandé s’ils avaient des idées pour amener davantage de gens à répondre aux quatre questions de discussion posées dans le rapport, les participants ont suggéré des moyens traditionnels;
  • Comme en témoignent ces participants, les connaissances sur la question de la gestion des déchets nucléaires ainsi que l’intérêt qu’elle suscite demeurent faibles; les gens se montrent encore sceptiques à l’endroit de la gestion des déchets.
Nous vous invitons à lire le rapport (en anglais) de la société de recherche. La SGDN accueillera vos observations avec plaisir.

12.3 Phase 2 : Rapport sur le sondage national

La SGDN s’est engagée à utiliser une variété de méthodes pour dialoguer avec les Canadiens afin que l’étude des solutions de gestion du combustible nucléaire reflète les valeurs, les préoccupations et les attentes des Canadiens à chaque étape du processus.

Dans le cadre de nos activités et efforts visant à dialoguer et à solliciter des commentaires sur notre premier document de discussion, nous avons engagé les services de Pollara, une compagnie indépendante de recherche, pour mener une enquête nationale auprès d’un éventail de Canadiens choisis scientifiquement. Nous avons demandé à la compagnie de recherche de sonder les Canadiens concernant leurs vues sur le caractère adéquat du cadre d’analyse décrit dans le document de discussion. Nous avons aussi demandé à la compagnie de recherche de poser de nouveau certaines questions qui avaient été posées un an auparavant afin de nous permettre de jauger tout changement qui aurait pu survenir.

Les résultats de cette étude, une enquête téléphonique auprès de 1900 Canadiens répartis d’un bout à l’autre du pays, sont statistiquement représentatifs du point de vue des Canadiens sur ces questions (la marge d’erreur est de +/- 2,25 %, 19 fois sur 20).

Voici les sujets qui ont été explorés :
  • La perception qu’ont les Canadiens du problème
  • La perception qu’ont les Canadiens de la SGDN et du mandat qui lui a été confié
  • L’intérêt des Canadiens pour le problème; leurs connaissances actuelles à ce sujet et leur désir d’en apprendre davantage
  • L’impression qu’ont les Canadiens des sujets cernés par l’ensemble de dix questions
  • L’implication potentielle des Canadiens relativement au problème.

Ce que les Canadiens ont dit

Pour les questions qui avaient été posées un an plus tôt, peu de changements ont été observés. Au cours de cette enquête, les Canadiens ont dit que :
  • La gestion du combustible nucléaire irradié n’est pas, de façon spontanée, un sujet de préoccupation; il ne s’agit pas d’un sujet auquel les Canadiens sont portés à réfléchir sur une base quotidienne. Cependant, lorsque la question est discutée, plusieurs Canadiens (plus de la moitié) disent considérer le sujet très important.
  • Peu de Canadiens estiment qu’ils sont très renseignés sur le combustible nucléaire irradié et sur la façon dont le Canada gère cette matière. De plus, peu de Canadiens sont au fait de l’existence de la SGDN.
  • La plupart des Canadiens estiment, lorsqu’on le leur décrit, que le mandat de la SGDN d’étudier et de recommander une solution de gestion à long terme est important et qu’ils y accordent leur appui.
  • Les Canadiens tendent à être divisés sur l’utilisation de l’énergie nucléaire pour produire de l’électricité. Il s’agit d’une information contextuelle importante pour la SGDN, alors qu’elle continue d’engager les Canadiens dans un dialogue concernant les solutions de gestion à long terme.
Les questions qui ont été ajoutées pour cette enquête ont été conçues pour compléter l’activité de dialogue et d’engagement qui avait été menée depuis la publication de notre premier document de discussion. Ces nouvelles questions visent à approfondir une des questions importantes posées dans le document de discussion : « Posons-nous les bonnes questions? Pour évaluer les différentes solutions, sommes-nous sur la bonne voie, cernons-nous les sujets importants? … »

Une liste de 18 énoncés d’accord/en désaccord a été créée à partir d’éléments clés du cadre d’analyse décrit dans le document de discussion. Ces énoncés ont été présentés comme cernant une liste d’éléments qui avaient été jugés importants par certaines personnes relativement à la solution canadienne pour la gestion du combustible nucléaire irradié. Les répondants devaient noter l’importance de chaque élément sur une échelle de 0 à 10, où 10 équivalait à « très important ».

Parmi les constatations :
  • Tous les 18 énoncés ont reçu une note d’importance relativement élevée. Aucun des énoncés n’a reçu une note inférieure à 7 sur 10. Pour la SGDN, cela indique que le cadre d’analyse présenté dans le document de discussion cernait les priorités et les objectifs qui étaient importants aux yeux des Canadiens.
  • Les notes assignées variaient peu en fonction des sous-groupes. Pour la SGDN, cela indique que le cadre cerne les priorités et les objectifs qui sont importants pour un large éventail de Canadiens.
  • Certains des éléments ont reçu des notes plus élevées que d’autres. Les éléments qui ont reçu les notes les plus élevées sont : la santé et la sécurité du public, la protection de l’environnement, et la concentration des efforts sur la génération actuelle tout en étant équitable envers les générations futures.
  • Les notes données aux 18 énoncés reflètent un équilibre entre les priorités – agir maintenant, mais de façon à permettre à l’acquisition de nouvelles connaissances et à l’influence des générations futures de jouer un rôle dans la mise en œuvre.
Un second volet consistait à présenter aux répondants certains des compromis difficiles qui avaient été relevés au cours de dialogues avec les Canadiens jusqu’à maintenant. Pour deux des compromis suggérés, les Canadiens sont manifestement divisés. Pour la SGDN, cela veut dire que bien que leurs points de vue sur plusieurs questions se ressemblent, comme l’indique l’évaluation des Canadiens des 18 énoncés décrits plus haut, nous ne nous entendons pas tous sur d’autres questions. Par exemple, devons-nous :
  • Entreposer les déchets en surface, où ils pourraient être aisément accessibles et surveillés (40 % le croient), ou enfouir les déchets sous terre, où ils seraient davantage protégés contre les menaces externes, comme les actes terroristes, mais plus difficiles à observer et à surveiller (49 % le croient)
  • Entreposer les déchets à un site centralisé et réservé à cette fin (50 % le croient), ou les entreposer sur les sites des sept centrales ou centres de recherche nucléaires répartis à travers le pays, comme ils le sont actuellement (40 % croient que oui).
La SGDN comprend que les compromis explorés dans le cadre de cette enquête n’épuisent nullement les possibilités qui devront être considérées avant qu’elle ne puisse formuler sa recommandation. Cette étude ne marque que le début de l’exploration de la SGDN de cet aspect important.

Un troisième volet consistait à demander aux répondants de réagir à une courte liste d’énoncés. Les réactions observées à ces énoncés sont conformes à la notion que les Canadiens ressentent profondément qu’ils doivent agir maintenant, bien que cela ne doive pas entièrement limiter les options futures :
  • Puisque notre génération a créé les déchets nucléaires, nous devons prendre la responsabilité de choisir une solution de gestion et de la mettre en œuvre – 84 % des répondants sont fortement ou plutôt en accord avec cet énoncé.
  • Puisque les déchets nucléaires demeurent dangereux pour une longue période, nous devons laisser les générations futures choisir la façon dont elles souhaitent les gérer – 47 % sont fortement ou plutôt en accord avec cet énoncé
  • Je crois que la recherche scientifique produira bientôt une technologie qui rendra les déchets nucléaires inoffensifs en réduisant leur radioactivité et en permettant de les réintégrer dans l’environnement – 52 % sont fortement ou plutôt en accord avec cet énoncé.
Nous vous invitons à lire le rapport de la compagnie de recherche Report on Nation-Wide Survey (en anglais ) et à ajouter votre point de vue en nous faisant parvenir un commentaire sur ce rapport ou en répondant à une courte série de questions en remplissant le sondage délibératif. (Voir le lien au bas de cette page.)

12.4 Phase 3 : Rapport sur les conclusions tirées des groupes de discussion

À la fin de 2004, la SGDN à demandé à la société Navigator de mener une recherche qualitative auprès du public. Puisqu’aucune des options de gestion proposées ne semble répondre parfaitement à tous les objectifs jugés importants par les citoyens, des compromis devront être trouvés entre les divers objectifs. La recherche était conçue pour aider la SGDN à comprendre comment les gens entrevoyaient les compromis qui devraient nécessairement être trouvés.

Plus précisément, la recherche était destinée à explorer les questions importantes suivantes :
  1. Les participants appuient-ils les objectifs et s’identifient-ils à eux? Faut-il ajouter d’autres objectifs?
  2. À leurs yeux, quels sont les objectifs les plus importants?
  3. Quels compromis sont difficiles à accepter? Quels compromis sont plus acceptables?
  4. Quels éléments de chaque option de gestion doivent être satisfaits pour qu’ils considèrent leurs objectifs atteints?
  5. En quoi peut-on les rassurer afin qu’ils acceptent certaines options de gestion?
  6. En quoi les scénarios possibles considérés influencent-ils le point de vue des participants?
  7. Les participants emploient-ils des mots ou expressions en particulier pour discuter des objectifs ou de leurs préférences?
  8. Quel élément a une importance aux yeux des participants pour la mise en œuvre de toute recommandation?
En tout, dix groupes de discussion ont été organisés, c.-à-d. deux groupes dans chacune des villes suivantes : Pickering; Sault Ste. Marie; Windsor; Saint John; et Québec.

12.5 Phase 4 : Rapport d’étude préliminaire : Rapport sur les conclusions tirées des groupes de discussion

Vingt-quatre groupes de discussion ont été organisés au cours des mois de juin et juillet 2005 dans le but de recueillir les commentaires d’un éventail représentatif de citoyens choisis au hasard concernant le rapport d’étude préliminaire Choisir une voie pour l’avenir. Les conclusions tirées de ces séances de discussion en groupe ont été résumées par la société qui a mené la recherche.

12.6 Phase 4 : Rapport sur le sondage national

Veraxis Research & Communications

Un sondage téléphonique national a été réalisé auprès de 2641 Canadiens du 18 juillet au 2 août 2005 afin de solliciter l’avis de Canadiens choisis au hasard sur la solution proposée pour la gestion à long terme du combustible nucléaire irradié : la Gestion adaptative progressive.

Le sondage faisait suite à la publication du Rapport d'étude préliminaire de la SGDN. Comme en fait foi le sondage, la plupart des personnes interrogées ne connaissaient pas le contenu de ce rapport ni la nature de la recommandation de la SGDN. Par conséquent, les principaux éléments de la solution ont été décrits dans le sondage afin d'aider les participants à y répondre. Les questions étaient conçues pour refléter, dans la mesure du possible, les questions clés posées lors d'autres dialogues organisés à la même époque. Le questionnaire comprenait également des questions qui avaient été posées dans le cadre de deux sondages antérieurs commandés par la SGDN et ont permis de constater l'évolution de la conscience des gens sur des éléments clés de l'étude.

Le sondage portait sur les questions suivantes :
  • Les enjeux importants pour le pays et les collectivités (questions de suivi)
  • L’importance de et l’appui à l’énergie nucléaire pour la production d’électricité (questions de suivi)
  • La connaissance du processus de gestion des déchets nucléaires (questions de suivi)
  • La connaissance de la SGDN et appui dont elle bénéficie (questions de suivi)
  • L'appui aux critères adoptés par la SGDN pour orienter le processus servant à choisir une solution pour la gestion à long terme du combustible nucléaire irradié
  • La perception et les préoccupations reliées aux éléments de la Gestion adaptative progressive
  • L'appui aux exigences liées au processus de gestion du combustible nucléaire irradié.
Comme pour tous les rapports de la SGDN, les commentaires sur ce rapport sont les bienvenus.