L’approche adoptée par le Canada pour la gestion de son combustible nucléaire irradié est conforme aux meilleures pratiques en vigueur dans le monde. Presque tous les pays produisant de l’énergie nucléaire sur une base commerciale ont un plan qui prévoit l’isolement des sous-produits de leur cycle de combustible nucléaire à l’intérieur d’un dépôt géologique en profondeur. Ces pays incluent la Belgique, la Chine, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Hongrie, le Japon, les Pays-Bas, la Russie, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis.

À l’instar de la plupart des pays dotés de programmes d’énergie nucléaire, les centrales nucléaires au Canada utilisent un cycle « à passage unique ». Un petit nombre de pays recyclent partiellement leur combustible nucléaire irradié produit par les réacteurs actuels. Certains pays mènent des recherches sur des réacteurs avancés qui pourraient également recycler le combustible nucléaire irradié. Aucun plan n’est actuellement prévu pour recycler le combustible nucléaire irradié canadien à une échelle commerciale.

Les procédés de recyclage et les cycles de combustible avancés actuels génèrent tous des déchets hautement radioactifs, un sous-produit dont les caractéristiques sont semblables à celles du combustible nucléaire irradié. Les études réalisées partout dans le monde ont conclu que ces déchets de haute radioactivité doivent aussi être confinés et isolés dans un dépôt géologique en profondeur. Les pays qui retraitent le combustible nucléaire irradié et ceux qui explorent les cycles de combustible avancés ont tous des plans prévoyant la mise en oeuvre de dépôts géologiques en profondeur. Pour en savoir plus à leur sujet, consulter les rapports de suivi.

La quantité exacte et le type de combustible irradié qui sera stocké dans le dépôt canadien en vue d’une gestion à long terme seront convenus avec la collectivité utilisant les meilleures données disponibles à ce moment et suivant un processus d’engagement ouvert et transparent. Ce processus inclura les collectivités environnantes et autres qui sont intéressés et potentiellement touchés par le projet.

Pour aider à anticiper tout changement qui pourrait toucher les cycles de combustible au Canada, et les types de déchets qui pourraient devoir être gérés, nous maintenons un dossier de suivi des nouveaux développements dans ces domaines. Nous le mettons à jour annuellement.