La SGDN et l’Université de Toronto étudient les effets des glaciers futurs sur la sûreté du dépôt

Gordan Stuhne (à gauche) et Dick Peltier (au centre) rencontrent Eric Sykes de la SGDN pour discuter de leurs derniers travaux.

Gordan Stuhne (à gauche) et Dick Peltier (au centre) rencontrent Eric Sykes de la SGDN pour discuter de leurs derniers travaux.

Quand les gens pensent au changement climatique, ils pensent généralement à la hausse des températures. Mais à très long terme, des milliers d’années dans le futur, le climat sera finalement refroidi encore une fois, causant la prochaine période glaciaire. C’est pourquoi les géoscientifiques examinent attentivement l’impact des derniers glaciers lorsqu’ils évaluent la stabilité et la sûreté des sites potentiels pour un dépôt géologique en profondeur canadien de combustible nucléaire irradié.

Pour développer une meilleure compréhension de l’évolution de la dernière période glaciaire, la SGDN a travaillé au cours des 10 dernières années avec des chercheurs au département de Physique de l’Université de Toronto. La phase actuelle de recherche est dirigée par Dick Peltier et Gordan Stuhne.

« Ce travail est important parce que la glaciation représente un des changements les plus graves qui peuvent se produire dans le paysage canadien, fait remarquer Eric Sykes, un scientifique associé à la SGDN. Dans le passé, de grandes régions du Canada ont été couvertes par les nappes de glace ayant une épaisseur supérieure à quatre kilomètres. »

L’objectif consiste à utiliser le Modèle des systèmes glaciaires (MSG) internationalement reconnu de l’université pour prédire l’histoire des nappes glaciaires et du pergélisol au cours des 120 000 dernières années. Les prédictions sont mises à l’épreuve en examinant si elles sont compatibles avec l’évidence géoscientifique observée provenant d’autres sources.

« À l’aide des estimations du MSG moderne de l’épaisseur des nappes glaciaires et de la profondeur du pergélisol, nous pouvons mieux comprendre l’incidence probable de ces conditions sur la géologie aux profondeurs possibles du dépôt », explique M. Sykes.