La SGDN contribue à la tenue de la Conférence internationale sur la corrosion

Des participants à l

Des participants à l'Atelier international de 2016 sur la prédiction des dommages à long terme causés par la corrosion aux systèmes de déchets nucléaires visitent les installations d’essai de la SGDN.

Au mois de mai, la SGDN, Ontario Power Generation et les Laboratoires nucléaires canadiens ont commandité le sixième Atelier international sur la prédiction des dommages à long terme causés par la corrosion aux systèmes de déchets nucléaires (International Workshop on Long-Term Prediction of Corrosion Damage in Nuclear Waste Systems). La conférence de quatre jours, également soutenue par la Fédération européenne de la corrosion, s’est tenue à Toronto.

La conférence réunissait quelque 70 chercheurs et spécialistes de l’industrie de plus d’une douzaine de pays. Parmi les participants, se trouvaient des représentants des sociétés nationales de gestion des déchets du Canada, de la République tchèque, de la France, du Japon, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni.

« Réduire au minimum la corrosion joue un immense rôle dans la gestion sûre à long terme du combustible nucléaire irradié, explique Peter Keech, responsable scientifique des barrières ouvragées à la SGDN.

« La raison en est que les conteneurs dans lesquels le combustible est stocké sont faits d’un acier répondant aux normes applicables aux appareils à pression, afin d’empêcher qu’ils ne s’écrasent sous les poids des futures glaciations. Par eux-mêmes, ces aciers ont une certaine résistance à la corrosion et permettent de confiner leur contenu pendant plusieurs milliers d’années.

« Toutefois, pour ajouter un niveau supplémentaire de protection, plusieurs concepts de conteneurs incluent également une couche externe de cuivre. Le cuivre est idéal, parce qu’il est particulièrement durable dans les conditions qui existent dans les formations rocheuses profondes, où il n’y a pas d’oxygène pouvant causer de la corrosion. »

« Il est très stimulant de constater à quel point la coopération internationale est importante sur cet aspect capital de la conception des conteneurs, ajoute David Hall, scientifique spécialisé en corrosion à la SGDN. Il est également satisfaisant de voir à quel point le concept de la SGDN suscite de l’intérêt à l’échelle internationale. Contrairement à d’autres concepts, où la couche extérieure de cuivre forme une gaine distincte, nous appliquons directement le cuivre au conteneur d’acier, éliminant ainsi tout interstice entre les deux matériaux. »

Près de 40 exposés ont été offerts aux participants. De plus, 30 affiches décrivant les travaux d’étudiants et d’autres chercheurs dans ce domaine ont été présentées. Cinq de ces étudiants, Daniel Guo, Taylor Martino, Ryan Morco, Thalia Standish et Joseph Turnbull, étudient sous la direction de professeurs dont les recherches sont subventionnées par la SGDN et par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.