La SGDN apporte un éclairage à l’étude nationale sur le renforcement des capacités

Le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord étudie et examine des questions touchant les Autochtones et les habitants des régions septentrionales du Canada et en fait rapport.

Le 4 avril 2019, des dirigeants de la SGDN ont contribué à une importante discussion nationale sur le renforcement des capacités en apportant l’éclairage unique que l’organisation a tiré à ce sujet au cours des 17 dernières années.

 

Laurie Swami et Bob Watts, respectivement présidente et vice-président aux relations avec les Autochtones de la SGDN, ont comparu à Ottawa devant le Comité permanent des affaires autochtones et du Nord pour faire part de leurs réflexions en lien avec l’étude qu’il mène au regard du renforcement des capacités et de la conservation des talents dans les collectivités éloignées et autochtones.

 

La SGDN a fait part de la perspective unique que nous avons acquise sur le renforcement des capacités en travaillant à mettre en oeuvre le plan canadien de gestion à long terme du combustible nucléaire irradié d’une manière qui assurera la protection des gens et de l’environnement.

 

« Nous sommes également résolus à ce que le projet n’aille de l’avant qu’avec la participation à sa mise en oeuvre des municipalités, des collectivités autochtones de la région et des collectivités environnantes, dans le cadre d’un partenariat, a souligné Mme Swami. Pour ce faire, nous avons dû travailler au renforcement des capacités des collectivités hôtes potentielles. Le plan canadien est un projet d’infrastructure de 24 milliards $, qui sera mis en oeuvre sur une période de plus de 100 ans. Il générera des retombées économiques et sociales pendant des générations, mais faire en sorte que les collectivités locales soient bien informées et prêtes à participer à un projet d’une telle envergure exige du temps et des ressources. »

 

La SGDN s’efforce de prendre en compte les points de vue des Autochtones depuis notre création en 2002. Nous nous sommes notamment engagés à inclure une représentation autochtone à tous les niveaux de l’organisation, du Conseil d’administration à la main-d’oeuvre, en passant par l’équipe de gestion. L’organisation s’est également dotée d’un Conseil des aînés et des jeunes, qui éclaire notre travail, et d’une politique qui vise à intégrer le savoir autochtone à tous les aspects de notre travail, et met actuellement la dernière main à une politique officielle en matière de réconciliation.

 

À mesure que nous nous rapprochons du choix d’un site, qui se fera en 2023, nos efforts se concentrent de plus en plus sur le travail que nous menons auprès des collectivités et sur l’aide que nous leur fournissons pour renforcer leurs capacités.

 

« Nous reconnaissons que des ressources sont nécessaires pour travailler en concertation à la mise en oeuvre de notre processus. Et nous nous sommes engagés à ce qu’aucune collectivité n’ait à engager des frais pour se renseigner et pour échanger sur le plan canadien, » a expliqué au comité M. Watts. 

 

Faisant partie des travaux de renforcement des capacités de la SGDN sont les investissements dans la formation et l’éducation afin que les membres des collectivités, y compris les jeunes, soient outillés pour tirer profit du projet. Ces investissements soutiennent l’acquisition de compétences transférables qui pourront être appliquées à d’autres projets ou milieux de travail.

 

La SGDN a partagé avec le comité certains moyens qu’a pris l’organisation dans notre travail avec les collectivités pour soutenir le renforcement des capacités :

  • Le remboursement des frais de voyage et de réunion engagés pour participer aux activités de concertation;

  • L’organisation, en 2018 seulement, de 45 activités axées sur la concertation des jeunes;

  • Le financement de 18 postes au sein des collectivités autochtones pour soutenir leur participation au projet, dont 15 postes reliés aux bureaux de liaison avec les collectivités, un poste pour jeune, un poste d’agent technique et un poste de soutien administratif;

  • Les investissements dans les collectivités et les organisations communautaires, locales, régionales, provinciales et nationales;

  • Une approche envers le renforcement des capacités qui reconnait que nous ne pouvons appliquer une approche uniforme pour obtenir les résultats souhaités, mais qui favorise la transparence, le respect et le partenariat.