La SGDN discute de réconciliation et du savoir autochtone avec des chercheurs du monde entier

Laurie Swami (à droite), présidente et chef de la direction de la SGDN, et l’aînée Diane Longboat (à droite) se saluent lors du 17e Symposium annuel de la SGDN sur les géosciences.

Laurie Swami (à droite), présidente et chef de la direction de la SGDN, et l’aînée Diane Longboat (à droite) se saluent lors du 17e Symposium annuel de la SGDN sur les géosciences.

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) continue d’intégrer le savoir autochtone et de promouvoir la réconciliation dans toutes nos activités, tout en partageant cette vision du monde avec des chercheurs du monde entier.

 

À l’occasion du 17e Symposium annuel de la SGDN sur les géosciences et dans l’esprit des célébrations associées au Mois national de l’histoire autochtone, la SGDN a réitéré notre engagement à contribuer à la réconciliation et à intégrer le savoir autochtone à nos travaux. Ce rassemblement annuel permet à des experts en géosciences et en gestion des déchets nucléaires du monde entier de se réunir pour collaborer, partager leur expertise et en apprendre davantage sur les derniers travaux de la SGDN.

 

Au symposium de cette année, qui se tenait à Toronto, Jessica Perritt, conseillère principale sur le savoir autochtone à la SGDN, a souligné l’engagement pris par la SGDN envers la réconciliation, la contribution qu’apporte le savoir autochtone à nos travaux et l’intérêt particulier que revêt ce savoir pour nos travaux géoscientifiques.

 

Mme Perritt a expliqué que la science occidentale s’appuyait sur une analyse très compartimentée et que le mode de connaissance autochtone était plutôt axé sur les liens entre les choses et sur l’équilibre entre ces liens. Il est important que la SGDN utilise pour nos études des méthodes de recherche qui correspondent aux systèmes de connaissance que nous avons adoptés. Les méthodes de recherche autochtones peuvent consister entre autres à solliciter la sagesse transmise oralement par les aînés ou à tenir une cérémonie, lesquelles pourraient aider à mettre en lumière les schémas migratoires de la faune, par exemple, ou d’autres renseignements utiles. Le langage lui-même est porteur de savoir, et les langues autochtones sont de nature descriptive plutôt que normative.

 

« Il y a un déficit de connaissances qu’il est important de reconnaître », a-t-elle expliqué. Les peuples autochtones ont dû assimiler les modes de connaissance occidentaux pour réussir à s’y retrouver dans les deux mondes, « mais la société occidentale est en général peu informée des modes de connaissance autochtones ».

 

« Le seul fait de reconnaître qu’il y a un déficit de connaissances et d’avoir le courage de se dire  je ne sais pas et j’aimerais en savoir plus  représenterait un pas énorme », a dit Mme Perritt, avant d’ajouter que l’étude des roches constitue un bel exemple à cet égard.

 

« Dans la langue anishinabe, les roches sont appelées grands-pères et ces roches ont une âme, a‑t‑elle dit. Nous rendons hommage à cette âme en commençant nos recherches en la remerciant et en lui demandant de guider nos travaux et de nous raconter son histoire. »

 

Il s’agit en définitive « de créer des environnements où nous pouvons apprendre les uns des autres », a dit Mme Perritt, et de se souvenir que « le mode de connaissance occidental n’est qu’un moyen d’apprendre et que ce n’est pas le seul et unique moyen d’apprendre ».

 

La présentation compte parmi un florilège d’activités que la SGDN a planifiées pour le mois de juin pour célébrer le Mois national de l’histoire autochtone. Celles-ci comprennent le lancement d’une série de vidéos en huit parties intitulée Les voix de la réconciliation, la participation aux célébrations de la Journée nationale des peuples autochtones, le 21 juin, au square Nathan Phillips à Toronto, ainsi que le lancement d’une formation sur la réconciliation et la tenue d’événements de sensibilisation au savoir et à l’histoire autochtones destinés au personnel de la SGDN.