Pourquoi un gardien du savoir traditionnel travaille avec la SGDN

Lyndon Linklater, de la Première Nation Thunderchild de la Saskatchewan, dirige un atelier de sensibilisation culturelle dans le comté de Bruce.

Lyndon J. Linklater a dirigé une formation de sensibilisation culturelle dans le comté de Bruce l’année dernière, suivant la même approche qu’il a adoptée avec le personnel de la SGDN.

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Pour Lyndon J. Linklater, les histoires rapprochent les membres des collectivités.

Ce gardien du savoir autochtone et conteur travaille avec la SGDN depuis cinq ans. Il dirige une formation de sensibilisation culturelle qui est offerte au personnel et aux contractuels de la SGDN ainsi qu’aux collectivités des régions hôtes potentielles où elle travaille.

M. Linklater gagne sa vie en animant des séances de sensibilisation culturelle parce que c’est important pour lui. Les gens ne sont pas toujours conscients que l’histoire canadienne comprend des événements de suppression de la culture autochtone, des traités non respectés et les pensionnats autochtones. De plus, les Autochtones subissent encore aujourd'hui des injustices. En sensibilisant et en éduquant les gens, nous pouvons commencer à cheminer ensemble vers la cocréation d’un avenir meilleur fondé sur les droits, l’équité et le bien-être de tous. Il trouve gratifiant les moments partagés de compréhension et d’apprentissage.

« J’apprécie les moments « ah, ah! », où les gens commencent à comprendre l’histoire des Autochtones et les problèmes qu’ils vivent. »

Un citoyen de la Première Nation Thunderchild (Cris des plaines), en Saskatchewan, M. Linklater a appris le savoir autochtone des ainés, qui le lui ont inculqué suivant la tradition orale, qui fait partie intégrante de la culture autochtone. Il conjugue ces enseignements, des histoires personnelles et des activités interactives pour captiver les gens et créer un environnement d’apprentissage.

Le personnel la SGDN applique dans son travail le savoir qu’il a acquis par le biais des séances de sensibilisation culturelle et de formation sur la réconciliation. Ces formations l’aident à bâtir des relations respectueuses avec les collectivités autochtones et à soutenir la SGDN dans sa promotion de la réconciliation. Le personnel continue de trouver des façons d’intégrer le savoir autochtone à son travail – qu’il s'agisse de parcourir le territoire pour déterminer les emplacements appropriés de forage ou d’incorporer les cercles de partage aux programmes de soutien de la résilience du service des ressources humaines.

Les municipalités des régions hôtes potentielles se sont également montrées intéressées par les formations de sensibilisation culturelle, qui permettent d’en apprendre davantage sur leurs voisins autochtones et qui encouragent le dialogue entre les collectivités, alors que les discussions sur d’éventuels partenariats se poursuivent. M. Linklater a aussi animé dans ces collectivités des séances de sensibilisation culturelle qui ont aidé à renforcer les liens entre les municipalités et les collectivités autochtones voisines.

« Ces groupes de personnes se côtoient depuis des années, mais se connaissent peu », a souligné M. Linklater. « La SGDN a créé des occasions d’apprentissage avec cette formation de sensibilisation culturelle. J’ai vu des résidents atteindre un degré de compréhension sans précédent pour eux. Pour moi, il s’agit d’un pas énorme vers la réconciliation. »

M. Linklater a déclaré que la SGDN pourrait servir d’exemple à d’autres organisations en ce qui concerne le cheminement vers la réconciliation.

« La SGDN répond par ses actes à l’appel à l’action qui a été lancé. Elle ne se contente pas de parler de la réconciliation, elle pose des gestes concrets. Je suis fortuné de faire partie de la famille de la SGDN et d’y apporter ma contribution », a-t-il dit.