Un don de la SGDN crée une nouvelle chaire de recherche sur la chimie induite par les rayonnements à l’Université Western

Photo de la prof. Samantha Gateman.

La prof. Samantha Gateman se joindra à l’Université Western en tant que titulaire de la Chaire de recherche sur la chimie induite par les rayonnements, un nouveau poste rendu possible grâce à un don de 1,1 million $ de la SGDN. Photo courtoisie de Ekaterina Kurchavova.

Un don de 1,1 million $ de la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) renforcera le robuste programme de recherche de l’Université Western sur le stockage sûr du combustible nucléaire irradié.

 

La prof. Samantha Gateman se joindra en janvier 2022 à l’Université Western en tant que titulaire de la Chaire de recherche sur la chimie induite par les rayonnements, un nouveau poste rendu possible grâce à la contribution de la SGDN. Cette contribution soutiendra le laboratoire et l’équipe de recherche de la professeure Gateman et assurera la poursuite des recherches sur l’influence des rayonnements sur la corrosion. L’équipe de recherche de l’Université Western est l’une des rares au monde à s’intéresser à ce domaine de recherche.

 

« Je me sens fortunée d’avoir cette opportunité et j’ai vraiment hâte de commencer à y contribuer », a déclaré la professeure Gateman.

 

« En aidant la SGDN dans ses recherches sur la corrosion potentielle des conteneurs utilisés dans le dépôt géologique en profondeur, j’espère que nous pourrons confirmer la fiabilité de l’infrastructure. J’espère également faire progresser la science de la corrosion. »

 

Le gouvernement canadien a confié à la SGDN le mandat de stocker en toute sûreté le combustible nucléaire irradié de manière à protéger la population et l’environnement pour les générations à venir. Selon le plan adopté, le combustible nucléaire irradié sera stocké dans un dépôt géologique en profondeur, à environ 500 mètres sous terre. Ce dépôt comprendra un système à barrières multiples.

 

L’une des barrières dans lesquelles les chercheurs placera le combustible irradié est un conteneur en acier recouvert de cuivre conçu par la SGDN. Le revêtement de cuivre sera suffisamment épais pour résister à tout effet corrosif pendant plus d’un million d’années.

 

Selon Peter Keech, responsable de la recherche sur la sûreté et le plan technique de la science sur les barrières ouvragées à la SGDN, « les travaux de la SGDN démontrent qu’un revêtement de cuivre de trois millimètres est une barrière efficace pour confiner en toute sécurité le combustible nucléaire irradié et qu’il pourra résister aux conditions les plus difficiles qui peuvent exister dans un dépôt géologique en profondeur au Canada. Les travaux réalisés par les chercheurs de l’Université Western aideront la SGDN à mieux comprendre l’efficacité de l’utilisation du cuivre comme barrière. »

 

Ces travaux ont récemment été publiés dans une prestigieuse revue internationale à comité de lecture, ce qui témoigne de la qualité du travail produit par la SGDN.

 

Enseignante, chercheuse et étoile montante de l’électrochimie, la professeure Gateman est un modèle pour les femmes qui poursuivent des carrières scientifiques. Elle est actuellement boursière postdoctorale à l’Université de la Sorbonne à Paris. La professeure Gateman est titulaire d’un baccalauréat en sciences et d’un doctorat de l’Université McGill. Elle a mis au point et utilisé des techniques électrochimiques pour permettre à la communauté scientifique de mieux comprendre la dégradation des revêtements de cuivre.

 

La présence de femmes dans des postes de direction est un élément essentiel de la diversification du domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM).

 

« À la SGDN, nous nous sommes engagés à soutenir l’accès à l’enseignement des STIM, souligne Laurie Swami, présidente et chef de la direction de la SGDN. Étant l’une des trois seules femmes à la tête d’une organisation nucléaire au Canada, je sais combien il est important d’accroître la représentation des femmes, des peuples autochtones et d’autres groupes historiquement sous-représentés dans l’industrie. »

 

« Nous sommes très heureux de soutenir la création de ce nouveau poste de chaire de recherche pour aider à promouvoir la diversité dans les STIM et encourager la prochaine génération de leaders. »

 

La professeure Gateman est d’accord. « J’espère que lorsque les personnes intéressées par les STIM me verront à ce poste, cela les motivera et les incitera à réaliser leurs rêves. Je nourris une passion pour l’enseignement depuis mon plus jeune âge. Accéder à ce poste est pour moi la concrétisation de mes rêves. »

 

La SGDN soutient un programme actif de recherche et de collaboration auquel participent des universités et des organisations de gestion des déchets du monde entier pour faire en sorte que le site choisi et le système à multiples barrières mis en place protègent la population et l’environnement, aujourd’hui et à l’avenir. Depuis 1999, la SGDN a versé des millions de dollars à l’Université Western pour soutenir directement la recherche technique. Il s’agit de l’établissement avec lequel la SGDN entretient la plus longue relation.

 

À propos de la SGDN

 

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif qui met en oeuvre le plan canadien de confinement et d’isolement sûrs du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

 

Le plan canadien n’avancera que dans une région avec des hôtes informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble pour sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2023 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région d’Ignace et South Bruce, toutes deux en Ontario.