Le Conseil des aînés et des jeunes de la SGDN améliore le projet d’infrastructure national

Les membres du Conseil des aînés et des jeunes de la SGDN

Les membres du Conseil des aînés et des jeunes de la SGDN se réunissent pour leur première réunion en personne après deux ans en raison de la pandémie de COVID-19.

Le Conseil des aînés et des jeunes (le Conseil) de la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est un organisme consultatif indépendant qui joue un rôle de premier plan en fournissant des conseils sur la façon d’appliquer le savoir autochtone au projet d’infrastructure national proposé par la SGDN pour le stockage à long terme du combustible nucléaire irradié.

 

« La SGDN ne se contente pas de dialoguer avec nous une ou deux fois et de se dire qu’elle a ainsi bien consulté les peuples autochtones. Il ne s’agit pas pour elle d’un exercice visant à “cocher la case” de la consultation, souligne Donna Augustine, aînée micmaque de la Première Nation Elsipogtog et membre du Conseil. Elle dialogue avec nous depuis 20 ans, prend ce que nous disons à coeur et le met en pratique dans son travail. De nombreuses organisations peuvent apprendre de la SGDN comment bien mettre la réconciliation en pratique. C’est un cheminement, et la SGDN est sur la bonne voie. »

 

En mai, le Conseil s’est réuni pour sa première réunion de trois jours en personne depuis que la pandémie de COVID‑19 a débuté en 2020. Lors du premier jour de la réunion, tout le monde a été invité à participer à une cérémonie traditionnelle du lever du soleil autour d’un feu sacré. Parmi les autres actions délibérées et guidées par les aînés qui ont été menées, citons le partage de fumée, la bénédiction sacrée de l’eau pour souligner l’importance de sa protection et de sa place dans toute la création, une offrande traditionnelle de bleuets, ainsi que des chants traditionnels, du tambour et une cérémonie du calumet.

 

« Si je parle, je ne peux pas écouter, a déclaré Bob Watts, vice-président des relations autochtones et des programmes stratégiques à la SGDN. Le but de cette réunion était d’écouter activement les avis, les conseils et les orientations que ce magnifique Conseil nous fournit. Nous travaillons en concertation avec lui depuis le tout premier jour. Nous avons énormément appris de lui et nous continuons de le faire. Mais nous ne pouvons pas le faire sans mettre en pratique ce qui nous a été enseigné d’une bonne et honorable façon. »

 

Dans le cadre de notre projet, la SGDN s’est publiquement engagée en 2019 à favoriser la réconciliation lors de l’officialisation de notre Politique sur la réconciliation. Celle-ci trace la voie que nous empruntons vers la RéconciliACTION par le biais d’un plan de mise en oeuvre qui est élaboré chaque année pour mesurer nos progrès en tant qu’organisation et en rendre compte publiquement.

 

« Le Conseil met l’organisation au défi de s’assurer que nous pensons à la durabilité à long terme et à l’impact du projet sur les générations à venir », indique Pamela Bishop-Byers, responsable du savoir autochtone et de la réconciliation à la SGDN.

 

« L’introduction de modèles de savoir autochtone, comme le “Principe de la septième génération” des Haudenosaunee, encourage l’organisation à toujours penser aux sept générations qui nous suivront et à assumer nos responsabilités à leur égard, ajoute Mme Bishop-Byers. Ce principe enrichit le dialogue organisationnel que nous entretenons sur la réconciliation et réoriente notre travail pour s’aligner avec les perspectives autochtones. »

 

Au cours des deux dernières années de la pandémie, les membres du Conseil se sont réunis virtuellement, démontrant ainsi leur résilience et leur dévouement en tant que conseillers de la SGDN.

 

L’énoncé de mission du Conseil et la Déclaration des gardiens du territoire sont des engagements à fournir à la SGDN des conseils qui l’aideront à protéger et à préserver toute la Création – l’air, la terre, le feu, l’eau, les plantes, les remèdes, les animaux et l’humanité – d’après les sept enseignements universels que sont l’amour, la confiance, le partage, l’honnêteté, l’humilité, le respect et la sagesse.

 

« Nous devons nous occuper de ces déchets nucléaires maintenant, afin qu’ils ne constituent pas un fardeau pour nos générations futures. Nous devons toujours garder à l’esprit que nous avons besoin de notre mère la Terre pour survivre, mais qu’elle n’a pas besoin de nous », rappelle l’aînée Augustine.

 

 

À propos de la SGDN

 

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif chargée d’assurer la gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié canadien au sein d’un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

 

Fondée en 2002, la SGDN est guidée depuis 20 ans par une équipe dévouée de scientifiques et d’ingénieurs de calibre mondial ainsi que par des gardiens du savoir autochtone, qui élaborent ensemble des solutions innovantes et collaboratives pour assurer la gestion des déchets nucléaires. Le plan canadien ne sera mis en oeuvre que dans une région où les hôtes sont informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble à sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2024 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région de la Nation ojibwée de Wabigoon Lake-Ignace dans le nord-ouest de l’Ontario et la région de la Nation ojibwée de Saugeen-South Bruce dans le sud de l’Ontario.