Les peuples autochtones ont tissé un rapport privilégié avec l’environnement naturel et certaines responsabilités uniques d’intendance découlent de ce rapport. Les connaissances qu’ils en ont tirées apportent un éclairage particulier au processus de sélection d’un site, notamment en ce qui a trait aux facteurs qui doivent être pris en compte et aux processus qui doivent être utilisés. Cela inclut l’évaluation de la sûreté et du bien-être de la collectivité.

Le savoir traditionnel autochtone comprend de précieuses connaissances sur le territoire et l’écologie, lesquelles ont été acquises au fil d’un contact de longue date avec le territoire. Il comprend également des connaissances sur l’édification et le maintien de rapports fructueux et solides entre les générations et entre les collectivités.

Selon les systèmes de savoir traditionnel, les gens font partie intégrante du territoire, ils ne le possèdent pas. Ces systèmes mettent en relief les relations qui existent entre tous les éléments de l’environnement.

Le savoir traditionnel autochtone établit des règles qui ont pour but :

  • de protéger le territoire lors de son utilisation
  • de clarifier et d’améliorer les relations entre les utilisateurs
  • d’aider à la mise au point de technologies qui répondent aux besoins des populations locales en matière de subsistance, de santé, de commerce et de rituels
  • de contribuer à créer une vision du monde qui intègre tout ce qui précède et lui donne sens, dans une perspective holistique à long terme du processus décisionnel

Le savoir traditionnel autochtone exige qu’une considération et un respect adéquats soient accordés à des facteurs tels que :

  • les aspects spirituels et physiques du territoire, de la population, de la faune et de leur habitat
  • les rapports entre divers aspects de l’environnement, y compris les humains
  • le sens des responsabilités et d’intendance des Autochtones
  • la santé, le commerce et les besoins spirituels des gens
  • les aspects reliés à la vie communautaire, tels que les activités d’ordre culturel, le large éventail d’activités bénévoles, les activités récréatives, les travaux domestiques et les activités de subsistance
  • les répercussions de nos actions sur les sept prochaines générations, voire davantage

Le savoir traditionnel autochtone est un système de connaissance complexe et sophistiqué qui s’appuie sur des siècles de sagesse et d’expérience. Il s’élargit et évolue constamment en se nourrissant de nouvelles informations. La sagesse qui découle de cette philosophie peut servir à planifier l’avenir. Par exemple, selon le principe des « sept générations », les décideurs doivent penser aux répercussions qu’auront leurs décisions sur les générations futures.

Nous collaborerons avec les collectivités autochtones de la région entourant les collectivités intéressées à trouver des façons d’intégrer le savoir traditionnel au processus de sélection d’un site. Nous tenons à une collaboration soutenue, active et tangible et sommes déterminés à nouer des relations viables et durables avec les collectivités autochtones. Nous continuerons de faire participer les peuples autochtones sur tous les aspects du plan canadien. Cette collaboration sera éclairée par le Conseil des aînés, un organe consultatif à la direction de la SGDN.

Vidéo: Le savoir traditionnel autochtone et la science (en anglais)

Les visions du monde et systèmes de connaissances des Autochtones et du monde occidental sont distincts. L'interaction entre ces deux visions peut créer des occasions de renforcer nos travaux par l'acquisition mutuelle de connaissances.