Une scientifique de la SGDN explore le monde des microbes et le SNOLAB

Cette image illustre des scientifiques portant des équipements de sécurité pour visiter les profondeurs de la Terre.

Jennifer McKelvie, géoscientifique à la SGDN (troisième à partir de la droite), a visité le SNOLAB en décembre 2017

Des scientifiques pionniers du monde entier, y compris ceux de la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN), se sont récemment réunis en Ontario pour explorer le monde des microbes peuplant le sous-sol.
 

Les scientifiques ont d’abord assisté à un atelier de deux jours sur la science et l’exploration souterraine, tenu par l’Institut canadien de recherches avancées (ICRA), grâce à des fonds supplémentaires offerts par la SGDN et l’Université de Toronto. Ils ont ensuite visité l’Observatoire de neutrinos de Sudbury (SNOLAB), un laboratoire de science situé à deux kilomètres sous la surface de Creighton Mine à Vale, près de Sudbury, Ontario.

La SGDN participe à cette recherche en raison de la nécessité de comprendre les interactions chimiques, physiques et biologiques susceptibles de se produire dans un dépôt géologique en profondeur.

« Notre participation à cet atelier nous aidera à assurer que notre travail s’harmonise avec les connaissances scientifiques dans ce domaine », a affirmé Mme Jennifer McKelvie, géoscientifique à la SGDN, qui a participé tant à l’atelier qu’à la visite du SNOLAB. « C’était simplement une excellente occasion de rencontrer et de discuter avec les personnes les plus savantes au monde en matière de microbes peuplant le sous-sol et de visiter les profondeurs de la Terre. »

L’atelier a été organisé sous la direction de Barbara Sherwood Lollar, PhD, professeure en sciences de la Terre à l’Université de Toronto, qui reçoit un financement de la SGDN. Elle a joué un rôle essentiel dans l’estimation de l’âge d’infimes quantités d’eau infiltrée dans le Bouclier canadien et elle a fait de nouvelles découvertes concernant certains micro-organismes qui sont associés à la présence d’eau.

Cette recherche sur les environnements caractérisés par un milieu peu humide dont la biomasse et la teneur en matières organiques sont faibles pourrait s’appliquer favorablement à la conception d’un dépôt géologique en profondeur destiné au combustible nucléaire irradié et on pourrait à juste titre s’en servir sur la planète Mars, Europa, Encelade ou sur d’autres planètes et lunes dans notre système solaire, a affirmé Mme McKelvie.