La SGDN travaille à la sûreté de la conception du dépôt au coeur d’un climat changeant à Ignace et à South Bruce

Des nénuphars

Des averses plus abondantes et des journées d’été plus chaudes et humides : deux nouveaux rapports dressent un portrait de la façon dont les conditions météorologiques évolueront dans le nord et le sud de l’Ontario près de deux sites potentiels pour un dépôt géologique en profondeur. Ces informations contribueront à éclairer les travaux de mise en oeuvre du plan canadien que mène la SGDN.

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) travaille à garantir la sûreté de la conception de notre dépôt en tenant compte des changements climatiques qui sont en cours à Ignace et à South Bruce.

 

Deux nouveaux rapports préparés par Golder Associates Ltd. examinent comment le climat pourrait évoluer dans chacune des deux régions qui participent toujours au processus de sélection d’un site de la SGDN. Les rapports ont conclu que dans ces deux régions hôtes potentielles, les précipitations et les températures sont susceptibles d’augmenter et que les mois d’étés devraient devenir plus secs au cours et au-delà du prochain siècle. Ces rapports font suite à des travaux antérieurs et étaieront les études sur les effets que les changements climatiques devraient avoir sur les sites potentiels, lesquelles serviront à réduire au minimum leur impact sur les installations de surface nécessaires pour qu’un dépôt géologique en profondeur puisse confiner et isoler de manière sûre le combustible nucléaire irradié.

 

« Les constatations de ces rapports nous permettent de mieux comprendre comment évoluera le climat autour des deux sites potentiels de dépôt au cours des décennies allant du début de l’exploitation jusqu’au moment prévu du déclassement du dépôt », indique Kelly Liberda, ingénieure principale en matière de sûreté et de recherche technique à la SGDN.

 

Ces rapports évaluent comment les conditions météorologiques pourraient changer (journées plus chaudes et plus humides) dans les prochaines décennies et dans plus d’un siècle. Ils sont basés sur une technologie de pointe qui permet de calculer comment les régimes météorologiques évolueront au cours des prochaines décennies et du prochain siècle.

 

« Tout ce que nous faisons à la SGDN est axé sur la sûreté et vise à garantir que la conception du dépôt protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir », souligne Mme Liberda.

 

« Les éclairages que nous apportent ces rapports nous permettront d’adapter nos modèles conceptuels techniques aux conditions des deux régions pour nous assurer qu’ils pourront résister aux régimes météorologiques changeants, que ce soit en modifiant notre système de gestion des eaux de pluie ou en veillant à ce que les installations de surface soient en mesure de résister à des chaleurs extrêmes ou à des inondations. »

 

Le dépôt à proprement parler se trouvera à une très grande profondeur sous terre, son système à barrières multiples sera conçu pour résister à des ères glaciaires et son dossier de sûreté couvre une période d’échelle géologique, mais les installations de surface seront plus exposées aux effets immédiats des changements climatiques. C’est pourquoi la SGDN travaille actuellement à faire en sorte que les régimes météorologiques de demain sont pris en considération dans la conception des installations de surface qui seront construites sur le site futur du dépôt.

 

Les deux études ont prévu que le climat changera dans la région d’Ignace et à South Bruce au cours de trois périodes distinctes : lorsque l’exploitation du dépôt débutera au milieu du siècle (2041 à 2070); au milieu de la période d’exploitation à la fin du siècle (2071 à 2100); et lorsque le dépôt passera au stade du déclassement dans les années qui suivront l’année 2100.

 

À propos de la SGDN

 

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif qui met en oeuvre le plan canadien de confinement et d’isolement sûrs du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

 

Le plan canadien n’avancera que dans une région avec des hôtes informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble pour sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2023 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région d’Ignace et South Bruce, toutes deux en Ontario.