La SGDN partage notre approche novatrice concernant l’application du savoir autochtone et de la réconciliation lors de la conférence mondiale de WiN

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Chris Vardy, directeur du système de gestion et de l’amélioration du rendement, et Jessica Perritt, chef de la section du savoir autochtone et de la réconciliation, tous deux de la SGDN, parlent du Programme d’apprentissage et d’amélioration continus lors de la conférence mondiale de WiN.

Les programmes d’apprentissage et d’amélioration sont des pratiques courantes dans le secteur nucléaire, mais la Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a créé une approche innovante pour intégrer une optique basée sur le savoir autochtone et la réconciliation dans notre apprentissage continu.

 

Le 18 octobre, dans le cadre de la conférence mondiale de Women in Nuclear (WiN), Chris Vardy, directeur du système de gestion et de l’amélioration du rendement, et Jessica Perritt, chef de la section du savoir autochtone et de la réconciliation, tous deux de la SGDN, ont expliqué comment nous utilisons dans notre travail une approche novatrice fondée sur le partenariat, qui établit une nouvelle norme pour la recherche, le partenariat avec les collectivités, ainsi que la collaboration et la cocréation avec les Autochtones.

 

M. Vardy a travaillé avec Mme Perritt en vue de créer un nouveau Programme d’apprentissage et d’amélioration continus (PAAC) qui fournit à tous les employés de la SGDN un outil qui permet de saisir des opportunités, des reconnaissances, des incidents, des observations et des non-conformités (ORION, pour opportunities, recognition, incidents, observations et non-conformances) à des fins d’apprentissage et d’amélioration.


« Nous encourageons tous nos employés à la SGDN à contribuer à nos initiatives d’amélioration continue. Cela signifie qu’il faut éviter la complaisance et remettre en question les idées reçues et le statu quo afin d’optimiser la sûreté, l’efficience et l’efficacité de nos opérations, souligne M. Vardy. Le travail de Jessica est essentiel pour garantir que le respect des perspectives autochtones reste au coeur de notre travail.
Il est important pour nos partenaires de l’industrie, autant ceux du pays que de l’étranger, de voir comment cette valeur fondamentale est vécue et appliquée au sein de notre organisation. »

 

Depuis la création de la SGDN en 2002, nous avons activement tenté par toutes les occasions d’apprendre des gardiens du savoir autochtone local et d’appliquer cet apprentissage à nos processus de planification et de prise de décision. En 2016, la SGDN a finalisé une Politique sur le savoir autochtone par laquelle l’organisation s’est engagée à intégrer le savoir autochtone à tous les aspects de notre travail.

 

« J’estimais qu’il était important que je participe à la mise en oeuvre de ce programme afin que tous nos employés comprennent que le savoir autochtone est tout aussi important que la science occidentale lorsqu’il s’agit pour nous d’apprendre et de nous améliorer en tant qu’organisation, indique Mme Perritt. Je voulais également m’assurer que la SGDN réfléchisse et reconnaisse les façons par lesquelles le savoir autochtone améliore notre travail et notre organisation. »

 

La Politique sur le savoir autochtone nous guide dans l’application du savoir autochtone, et garantit que ce système de connaissances est à la fois respecté et protégé dans son application. Le savoir autochtone est un système de connaissances complexe et sophistiqué qui s’appuie sur des millénaires de sagesse et d’expérience. Il est en constante évolution et inclut un vaste éventail de connaissances sur des sujets tels que la gouvernance, l’écologie, la science, la résolution des conflits, etc. Il s’enrichit et s’élargit constamment au gré de l’expérience des nouvelles générations.

 

L’un des principes fondamentaux de ce programme est qu’il faut apprendre les uns des autres pour nous assurer, en tant qu’organisation, que les relations sont valorisées et efficaces. L’objectif est de découvrir avec l’aide des autres employés ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas bien, de cerner les choses qui peuvent être améliorées et de célébrer nos succès.

 

« J’ai appris que 25 pour cent des dossiers (ORION) jusqu’à présent sont liés à la réconciliation et que 10 pour cent d’entre eux ont été lancés par des employés extérieurs au service des relations avec les Autochtones, ajoute Mme Perritt. Ces chiffres me disent qu’un changement de comportement est en train de se produire au sein de l’organisation, et que la réconciliation et le savoir autochtone commencent à faire partie de la culture et des valeurs de la SGDN. »

 

Les principaux apprentissages pertinents faits par le biais de ce programme sont partagés et abordés avec l’ensemble de l’organisation. Et grâce à ce programme, nous pouvons également cerner les tendances, et concentrer et prioriser nos efforts de manière plus efficace.

 

« Je me sens vraiment privilégiée de travailler avec Chris et d’autres collègues qui sont désireux d’intégrer le savoir autochtone dans leur travail, et ce, dans un esprit d’humilité et d’ouverture, se réjouit Mme Perritt. Cela crée un environnement où nos enseignements sacrés peuvent être appliqués de manière tangible. »

 

À propos de Jessica Perritt

Jessica Perritt est une membre de la Première Nation non cédée des Chippewas de Nawash et fière d’être une Anishnaabe-kwe (femme ojibwée). Elle a deux fils et est une fille, une petite-fille, une épouse, une soeur, une tante, une nièce et une cousine. Mme Perritt s’est jointe à la SGDN en 2008 et a joué un rôle déterminant dans la création de la Politique sur le savoir autochtone et de la Politique sur la réconciliation de la SGDN, ainsi que dans la liaison établie avec le Conseil des aînés et des jeunes. Elle a reçu une formation en science occidentale, avec une spécialisation en physique et en mathématiques, ainsi qu’une formation autochtone, dispensée tout au long de sa vie par des aînés et des gardiens du savoir autochtone. Mme Perritt a fait en sorte que les perspectives autochtones soient respectées au sein de la SGDN. Son prochain grand projet consistera à aider la SGDN à franchir de nouvelles étapes sur la voie de la réconciliation afin que l’organisation constitue un véritable exemple à suivre au Canada.

 

À propos de Chris Vardy

Chris Vardy joue un rôle capital au sein de la SGDN en supervisant la garantie financière du projet de la Gestion adaptative progressive. Sa carrière couvre de nombreux aspects des affaires – budgétisation, établissement de rapports, facturation, technologie, finances, ressources humaines, approvisionnement et administration – et il a travaillé pour un large éventail d’entreprises. Il est mathématicien, expert-comptable et spécialiste des systèmes informatiques. Ses fonctions lui ont offert, ainsi qu’à sa famille, des occasions et des aventures qui les ont menés loin de leur domicile de Toronto, notamment à Dallas, New York, Los Angeles et, surtout, à Doha, la capitale du Qatar.

 

À propos de la SGDN

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif qui met en oeuvre le plan canadien de confinement et d’isolement sûrs du combustible nucléaire irradié dans un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

Le plan canadien n’avancera que dans une région avec des hôtes informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble pour sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2023 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région d’Ignace et South Bruce, toutes deux en Ontario.