Surveillance des technologies en émergence
Partout dans le monde, les gouvernements se tournent de plus en plus vers l’énergie nucléaire dans le cadre de leurs stratégies de lutte contre les changements climatiques. Ici au Canada, le secteur nucléaire explore actuellement les possibilités qu’offrent les technologies nucléaires émergentes. Quelle que soit la provenance du combustible, la sûreté sera toujours notre priorité absolue.
Aperçu
L’énergie nucléaire a été identifiée par le gouvernement fédéral comme un pilier de la stratégie canadienne de lutte contre les changements climatiques, qui doit conduire à une économie carboneutre d’ici 2050 et garantir au Canada un système énergétique sûr et continu qui permettra de faire face aux enjeux mondiaux.
Dans cet environnement en évolution, il est non seulement envisagé que la durée de vie des centrales nucléaires existantes soit prolongée, mais aussi que soient construits de nouveaux réacteurs nucléaires. Au Canada, le secteur nucléaire examine actuellement la possibilité de déployer de petits réacteurs modulaires (PRM), de retraiter le combustible (parfois appelé recyclage) et de construire d’autres types de réacteurs avancés.
En vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire (2002), la SGDN doit veiller à la gestion à long terme sûre de tout le combustible nucléaire irradié canadien, y compris celui généré par les technologies nouvelles ou émergentes.
Préparer l’avenir fait partie intégrante de l’ADN de la SGDN. Même si le combustible nucléaire irradié et les autres déchets issus de nouveaux projets nucléaires ne seront pas placés dans un dépôt géologique en profondeur avant plusieurs décennies, nous réfléchissons déjà à ce que nous devrions faire pour nous adapter et laisser la porte ouverte à un certain nombre d’avenues possibles.
Gestion du combustible nucléaire irradié
Les technologies émergentes telles que les PRM, les très petits réacteurs modulaires (TPRM) ou le retraitement du combustible nucléaire irradié généreraient du combustible nucléaire irradié supplémentaire, qui présenterait des caractéristiques similaires à celles du combustible nucléaire irradié provenant des réacteurs nucléaires que nous avons actuellement au Canada.
Quelle que soit la provenance des déchets de combustible nucléaire, la sûreté restera toujours au sommet de nos priorités. Pour garantir cette sûreté, les déchets de combustible doivent satisfaire à certains critères :
- Les déchets doivent être des matières solides stables et non réactives.
- Des informations détaillées sur la nature des déchets doivent être disponibles, y compris sur les caractéristiques physiques, la composition chimique et la durabilité, ainsi que d’autres informations susceptibles d’influencer la conception du dépôt.
- Enfin, le combustible doit pouvoir être transporté jusqu’au site du dépôt et pouvoir s’insérer dans un colis de transport autorisé.
Planification des nouveaux projets d’installations nucléaires
Le consensus international est que les dépôts géologiques en profondeur constituent la meilleure pratique de gestion à long terme du combustible nucléaire irradié provenant des PRM et des déchets de haute activité issus des procédés de retraitement.
Le premier dépôt géologique en profondeur canadien permettra de confiner et d’isoler tout le combustible nucléaire irradié du pays généré par les réacteurs CANDU existants, au moyen d’un système à barrières multiples. L’un des principes fondamentaux de notre approche est l’intégration des nouvelles connaissances et l’adaptation aux nouvelles technologies. Nous intégrons une certaine part de flexibilité dans la conception du dépôt afin d’être en bonne position pour gérer d’éventuels nouveaux types de combustible nucléaire irradié.
Nous restons également en relation avec les promoteurs d’éventuels nouveaux projets nucléaires afin de nous préparer aux décisions qui pourraient venir modifier le volume et la nature des déchets que nous devrons gérer.
Nous examinons la possibilité d’inclure du nouveau combustible irradié provenant des nouveaux projets nucléaires dans le même dépôt que celui que nous utiliserons pour gérer les déchets de moyenne activité et les déchets de haute activité autres que le combustible. Ce second projet de dépôt n’en est encore qu’à un stade initial de planification. Nous sollicitons actuellement des commentaires sur une proposition de processus de sélection d’un site, qui devrait être lancé en 2028.
Au fur et à mesure de l’avancement de ce processus, la SGDN poursuivra également nos évaluations techniques et entreprendra la conception préliminaire des éléments de l’installation, en veillant à ce que cette dernière soit adaptable et qu’elle bénéficie des meilleures technologies disponibles. Ces travaux seront menés en étroite collaboration avec les Canadiens et les peuples autochtones et tiendront compte des meilleures pratiques de nos pairs internationaux.
Comme ce fut le cas avec le premier projet de dépôt, le second projet n’ira de l’avant que dans une région sûre d’un point de vue technique et qui est associée à des hôtes informés et consentants.
Questions fréquemment posées
Voir toutes les FAQComment la SGDN prévoit-elle de gérer le combustible irradié issu des petits réacteurs modulaires?
La mise en œuvre du plan canadien pour le combustible nucléaire irradié s’étalera sur de nombreuses décennies; c’est pourquoi l’un des principes fondamentaux de notre approche est l’intégration des nouvelles connaissances et l’adaptation aux nouvelles technologies.
Au Canada, un secteur actif de recherche explore actuellement de nouvelles technologies, telles que les petits réacteurs modulaires (PRM), le retraitement du combustible et d’autres types de réacteurs avancés.
Les nouvelles technologies nucléaires, comme les PRM et les très petits réacteurs modulaires (TPRM), pourraient générer différents types de combustible irradié.
Le consensus international veut que les dépôts géologiques en profondeur constituent la meilleure pratique de gestion à long terme des déchets nucléaires de haute activité, y compris le combustible nucléaire irradié provenant des PRM et les déchets de haute activité issus des procédés de retraitement.
La SGDN explore actuellement le processus de sélection d’un site pour un second dépôt géologique en profondeur destiné à stocker les déchets de moyenne activité et les déchets de haute activité autres que le combustible, et potentiellement le combustible nucléaire irradié provenant de nouveaux réacteurs nucléaires qui pourraient être construits au Canada à l’avenir. Le plan canadien est conçu pour pouvoir s’adapter aux changements technologiques. Nous pouvons intégrer une certaine flexibilité aux modèles conceptuels du dépôt afin d’être prêts à répondre aux décisions futures.
Les collectivités hôtes participeront aux décisions concernant tout plan prévoyant le stockage du combustible nucléaire irradié issu des PRM dans le dépôt géologique en profondeur.
Quelle que soit la provenance du combustible nucléaire irradié, la sûreté restera toujours notre plus haute priorité. Pour garantir cette sûreté, les déchets de combustible devront satisfaire à certains critères :
- Les déchets doivent être des matières solides stables et non réactives.
- Des informations détaillées sur la nature des déchets doivent être disponibles, y compris sur les caractéristiques physiques, la composition chimique et la durabilité, ainsi que d’autres informations susceptibles d’influencer la conception du dépôt.
- Le combustible doit pouvoir être transporté jusqu’au site du dépôt et pouvoir s’insérer dans un colis de transport autorisé.
Que se passera-t-il si des centrales nucléaires alimentées par d’autres types de combustibles sont exploitées dans le futur?
Les décisions prises dans le futur par les gouvernements provinciaux, les exploitants de centrales nucléaires et les organismes de réglementation concernant la production d’énergie nucléaire pourraient venir modifier les types de combustible irradié à gérer. Le plan canadien de gestion à long terme du combustible nucléaire irradié est suffisamment souple pour que l’on puisse gérer différents types de combustible irradié si nécessaire.
Si les exploitants de centrales, les gouvernements et les autorités de réglementation décidaient un jour d’utiliser un autre type de combustible, nous réviserions notre conception et notre dossier de sûreté et mettrions à jour nos plans en consultation avec les parties intéressées. Par exemple, les autorités de réglementation et les collectivités hôtes participeraient aux décisions qui devraient être prises concernant la planification de la gestion des nouvelles quantités et des nouveaux types de combustible nucléaire irradié qui pourraient être stockés dans le dépôt géologique en profondeur.
Quel que soit le type de combustible irradié à gérer, la sûreté restera toujours notre plus grande priorité.
Qu’en sera-t-il du plan si de nouvelles centrales nucléaires sont construites?
La SGDN est tenue, en vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire, d’assurer le stockage et la gestion sûrs de tout le combustible nucléaire irradié produit au Canada pour les générations à venir, y compris du combustible issu des technologies nouvelles et émergentes.
De nombreuses annonces ont été faites récemment concernant la possibilité de construire de nouveaux petits réacteurs modulaires, de procéder à la réfection et au prolongement de la durée de vie des installations existantes, et d’accroître le parc nucléaire actuel.
Bien que de nombreux projets nucléaires soient envisagés, très peu ont été confirmés. Nous continuons de mettre à jour et de publier chaque année nos prévisions relatives à l’inventaire de combustible qui sera produit en nous fondant sur les informations à notre disposition.
Nous restons en relation avec les promoteurs d’éventuels nouveaux projets nucléaires afin de nous préparer aux décisions qui pourraient venir modifier le volume et le type des déchets dont nous devrons assurer la gestion.
Dans l’éventualité où nous aurions un jour besoin d’une capacité de stockage supplémentaire, nous examinons la possibilité de stocker le nouveau combustible irradié issu de nouveaux projets nucléaires dans un second dépôt géologique en profondeur que nous prévoyons de construire pour gérer les déchets radioactifs de moyenne et de haute activité.
La planification d’un second dépôt n’en est qu’à ses débuts. Nous avons commencé à recueillir des commentaires sur une proposition de processus de sélection d’un site en 2025. Même si cet éventuel nouveau combustible irradié ne sera pas prêt à être placé dans un dépôt avant plusieurs décennies, nous réfléchissons déjà à ce que nous devrions faire pour nous adapter et nous laissons la porte ouverte à un certain nombre d’avenues possibles.