Un atelier où se sont combinés le savoir autochtone et la science occidentale

Le Pr Gideon Wolfaardt (à gauche) prend part à une cérémonie autochtone avant le début de l’atelier initial de la SGDN destiné à réunir des systèmes de connaissances distincts.

Le Pr Gideon Wolfaardt (à gauche) prend part à une cérémonie autochtone avant le début de l’atelier initial de la SGDN destiné à réunir des systèmes de connaissances distincts.

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a récemment tenu un atelier afin de réunir des gardiens du savoir autochtone et des scientifiques occidentaux.

 

La séance initiale visait à examiner des façons de travailler ensemble à la mise en oeuvre du plan canadien de gestion du combustible nucléaire irradié. Les participants se sont penchés sur les éléments – le cuivre, l’argile et la roche – du système à barrières multiples, qui est prévu dans le cadre du projet de dépôt géologique en profondeur.

 

« Il est temps que le savoir autochtone prenne la place qui lui revient, à égalité avec la science occidentale, a souligné l’aîné Fred Kelly, qui a inauguré l’atelier par une cérémonie du calumet et un chant traditionnel accompagné au tambour. En nous appuyant sur l’intellect, la sagesse, la vérité et le savoir, nous pourrons tracer le bon chemin qui mènera à la sécurité de nos enfants et de nos petits-enfants. »

 

L’atelier comptait des aînés autochtones et des membres de la collectivité, des conseillers de la SGDN, des spécialistes du savoir traditionnel, des dirigeants et des membres du personnel de la SGDN ainsi que des chercheurs et des professeurs universitaires du Canada, des États-Unis et de l’Afrique du Sud.

 

Au cours des deux journées d’atelier, les participants ont échangé des informations et leurs points de vue sur la façon dont le savoir autochtone et la science occidentale peuvent être combinés pour mener à bien des projets de recherche.

 

Alex Man, un ingénieur-géologue, et Danine Chief, responsable de la liaison entre la SGDN et la Nation ojibwée de Wabigoon Lake, ont donné une présentation commune sur les façons dont les deux systèmes de connaissances peuvent être conjugués pour comprendre, par exemple, le sol à l’étude.

 

La collecte de données numériques et les analyses en laboratoire, de même que le savoir autochtone, qui comprend les conseils et orientations reçus par voie de cérémonies, aident ensemble à faire comprendre, sous de multiples angles distincts, les formations géologiques étudiées.

 

« Ce genre de recherche interactive et de communication est important, alors que nous procédons à la mise en oeuvre de la Gestion adaptative progressive, a indiqué Derek Wilson, ingénieur en chef et vice-président responsable de la gestion des contrats à la SGDN. Nous cherchons des possibilités d’appliquer le savoir autochtone à tous les travaux que nous menons. »

 

Gideon Wolfaardt, professeur aux départements de microbiologie de l’Université de Stellenbosch, en Afrique du Sud, et de l’Université Ryerson, à Toronto, s’est montré enthousiaste concernant les mesures prises par la SGDN pour conjuguer le savoir scientifique et le savoir autochtone.

 

« Nous percevons un véritable engagement de la part des intervenants ici, a observé Pr Wolfaardt. Et cet engagement peut servir d’exemple au reste du monde. L’autochtonisation devrait constituer un thème à l’échelle de la planète. »