Le Symposium géoscientifique annuel de la SGDN attire un nombre record d’experts du monde entier

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Exemple de présentation donnée cette année par la SGDN lors du Symposium géoscientifique virtuel.

Chaque année, la SGDN organise un symposium qui réunit des géoscientifiques de partout au Canada et de l’étranger. Ces scientifiques mènent des recherches qui s’appliquent à la fois aux roches sédimentaires et aux roches cristallines. Ces deux types de roches pourraient potentiellement accueillir le dépôt géologique en profondeur de combustible nucléaire irradié.

Le 16 juin dernier, la SGDN a tenu son symposium d’une demi-journée en ligne, en raison de la pandémie. L’événement a attiré un nombre sans précédent de participants. Les participants comprenaient des chercheurs de diverses universités ainsi que des représentants du Groupe d'examen géoscientifique (GEG) de la SGDN, de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), de Ressources naturelles Canada (Service canadien d’information sur les risques) et de la Commission géologique du Canada.

« Des experts de toutes les disciplines géoscientifiques, dont plusieurs participent directement aux recherches de la SGDN, se réunissent chaque année dans le cadre de cet événement pour discuter des progrès réalisés dans leurs disciplines respectives », indique Laura Kennell, scientifique principale en recherche sur la sûreté et technique à la SGDN. « Le symposium met en lumière les divers programmes de recherche que la SGDN entreprend et soutient pour garantir que les meilleures pratiques et les connaissances scientifiques les plus récentes sont appliquées à tous ses secteurs d’activité. »

Un nombre choisi de chercheurs ont présenté les faits saillants de leurs recherches ou leurs nouveaux projets. Cette année, les nouveaux projets avaient pour thème les effets des changements climatiques sur la roche. Ces recherches examinent les effets des cycles glaciaires sur les taux d’érosion et comment le sol gelé en permanence, appelé le pergélisol, peut influer sur l’écoulement des eaux souterraines.

John Gosse, professeur Killiam au Département des sciences de la Terre et de l’environnement à l'Université Dalhousie, a donné une présentation sur l’érosion de la roche cristalline causée par les glaciers. Il a dit du symposium : « Les synergies profondes qu’on a pu remarquer entre les chercheurs des domaines de la géophysique, de la géochimie et de la science des matériaux; les innovations scientifiques que la SGDN favorise; et la participation de la SGDN à des regroupements internationaux clés pour soutenir l’application des connaissances de pointe m’ont rendu fier d’être Canadien. »

Même avec la formule en ligne, les participants ont indiqué qu’ils comptaient suivre les recherches poursuivies par d’autres universités ou établissements et évaluer comment leurs constats pourraient s’appliquer à leurs propres projets.

Sarah Hirschorn, directrice géoscientifique à la SGDN, a résumé les progrès réalisés sur les sites potentiels du dépôt canadien de combustible irradié et a expliqué comment les différentes équipes de la SGDN poursuivaient leur collaboration.

Au cours du symposium, l’équipe géoscientifique a mis en évidence les travaux d’interprétation et d’intégration des données réalisés à la SGDN, lesquels permettront d’améliorer les modèles conceptuels des sites potentiels. L’équipe a également décrit les travaux qui sont faits actuellement pour préparer la relance des activités de terrain, qui aura lieu lorsque les conditions le permettront.

Lors de l’ouverture du symposium, Bob Watts, vice-président responsable des relations avec les Autochtones, et Jessica Perritt, chef de la section du savoir autochtone et de la réconciliation, ont donné une présentation sur la promotion de la réconciliation à la SGDN. Ils ont aussi évoqué la nécessité de mettre en œuvre des actions destinées à accompagner les changements apportés aux politiques, relevant qu’on ne peut apporter de changements substantiels ni créer ensemble un avenir meilleur sans poser des gestes concrets.