La SGDN effectue avec succès une démonstration technique, marquant ainsi une réalisation majeure sur le plan de la sûreté et de l’ingénierie

A forklift lifting buffer boxes

Un chariot élévateur modifié muni d’un accessoire de manutention spécialement adapté est utilisé pour déplacer les conteneurs conçus pour le combustible nucléaire irradié et leurs lourds caissons d’argile de bentonite. Il peut se déplacer de manière autonome et peut, au besoin, être actionné manuellement à distance depuis l’extérieur de la salle de stockage.

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) a réalisé avec succès une démonstration à pleine échelle des barrières ouvragées qui permettront de confiner et d’isoler en toute sécurité le combustible nucléaire irradié canadien dans un dépôt géologique en profondeur. Cette importante réalisation sur le plan de la sûreté et de l’ingénierie est l’aboutissement de plus de huit ans de préparation, au cours desquels l’équipe de spécialistes techniques et de partenaires d’ingénierie de la SGDN a notamment conçu et fabriqué les équipements et composants prototypes spécialisés nécessaires.

L’énergie nucléaire alimente plusieurs collectivités canadiennes depuis des décennies, et le projet de dépôt souterrain fait partie du plan canadien mis en oeuvre pour assurer la gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié généré lors de la production de cette énergie. La communauté scientifique mondiale s’entend actuellement pour dire qu’un dépôt géologique en profondeur constitue la meilleure solution pour protéger les gens et l’environnement pour les générations à venir.

« Tous les éléments de la démonstration ont fonctionné comme prévu et conformément au plan, a indiqué Chris Boyle, vice-président et ingénieur en chef à la SGDN. La démonstration confirme non seulement la capacité de la SGDN à installer le système de barrières ouvragées, mais aussi le calibre de nos équipes techniques, qui sont investies dans la réussite du projet et déterminées à bien faire les choses pour les Canadiens et les peuples autochtones. »

Le dépôt sera construit à plus de 500 mètres sous terre et sera entouré d’un bouclier rocheux naturel. Sa conception repose sur une série de cinq barrières ouvragées et naturelles qui garantiront la sûreté de l’installation pendant plusieurs milliers d’années.

Il y a plus de 10 ans, la SGDN a amorcé le processus de sélection d’un site pour le projet, et 22 collectivités avaient alors manifesté leur intérêt à en apprendre davantage sur le projet et d’examiner leur aptitude à l’accueillir. Aujourd’hui, après de nombreuses études techniques et un vaste programme de concertation locale, deux régions sont considérées pour l’établissement du dépôt : la région de la Nation ojibwée de Wabigoon Lake-Ignace dans le nord-ouest de l’Ontario et la région de la Nation ojibwée de Saugeen-South Bruce dans le sud de l’Ontario. Une fois qu’un site optimal associé à des hôtes informés et consentants aura été identifié, le projet devra passer par un processus rigoureux d’autorisation et de prise de décision réglementaire avant que la construction de l’installation puisse commencer.

Dans le cadre de la démonstration, des équipes techniques ont construit, dans l’installation de mise à l’épreuve de la SGDN à Oakville, en Ont., un modèle grandeur nature, aux dimensions exactes, d’une salle de stockage souterrain du dépôt dont les murs intérieurs sont revêtus de tuiles simulant la roche du dépôt. Pendant plusieurs jours, des machines lourdes hautement adaptées ont déplacé dans la salle des conteneurs conçus pour le combustible nucléaire irradié et ont rempli les espaces restants de matériaux de protection qui garantiront que les conteneurs conserveront leur solidité et leur durabilité pendant plusieurs milliers d’années.

« Notre fructueuse démonstration réussie est le résultat d’innovations et de collaborations canadiennes, a ajouté M. Boyle. Chaque étape du processus a été réalisée à l’aide d’un prototype d’équipement sophistiqué qui a été conçu et fabriqué en partenariat avec des sociétés d’ingénierie canadiennes. »

Au cours du processus, des conteneurs durables de combustible irradié – fabriqués en acier au carbone d’une forte épaisseur pour plus de solidité et recouverts d’un revêtement de cuivre résistant à la corrosion – ont été enchâssés de couches protectrices, appelées boîtes tampons. Composées d’argile de bentonite comprimée, ces boîtes procurent une protection supplémentaire contre la corrosion ou la dégradation. La bentonite est une barrière efficace contre l’écoulement de l’eau et la croissance microbienne.

Une fois assemblés, chaque conteneur de combustible irradié et sa boîte tampon pèsent ensemble 8000 kilogrammes – soit plus lourd qu’un gros éléphant. Un par un, ils ont été soulevés et placés avec précision dans la salle de stockage. Ensuite, tout l’espace restant a été rempli du sol jusqu’au plafond de bentonite granulaire en vrac.

Une fois la démonstration terminée, la salle a été méthodiquement démontée pour évaluer soigneusement la qualité et la performance du système de barrières ouvragées.

Une analyse approfondie est en cours afin d’évaluer les résultats de la démonstration et de recueillir des informations qui permettront de poursuivre la conception et la planification du dépôt géologique en profondeur.

À propos de la SGDN

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif chargée d’assurer la gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié canadien au sein d’un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

Fondée en 2002, la SGDN est guidée depuis 20 ans par une équipe dévouée de scientifiques et d’ingénieurs de calibre mondial ainsi que par des gardiens du savoir autochtone, qui élaborent ensemble des solutions innovantes et collaboratives pour assurer la gestion des déchets nucléaires. Le plan canadien ne sera mis en oeuvre que dans une région où les hôtes sont informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble à sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2024 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région de la Nation ojibwée de Wabigoon Lake-Ignace dans le nord-ouest de l’Ontario et la région de la Nation ojibwée de Saugeen-South Bruce dans le sud de l’Ontario.