Sélection d'un site

La collectivité d'Ignace prête à aider la SGDN dans sa surveillance environnementale locale

Woman holding community sampling survey

Daila Delescaille, étudiante en développement et technicienne en environnement au service d’évaluation environnementale de la SGDN, pose avec une copie d’un sondage communautaire partagé avec les résidents de la région d’Ignace.

November 10, 2020

Ignace, Ont.

Woman holding community sampling survey

Daila Delescaille, étudiante en développement et technicienne en environnement au service d’évaluation environnementale de la SGDN, pose avec une copie d’un sondage communautaire partagé avec les résidents de la région d’Ignace.

À Ignace, en Ontario, les personnes qui connaissent le mieux la flore et la faune se sont offertes pour aider la SGDN à dresser un portrait de l’environnement local.

Dans le cadre de son travail de planification du stockage à long terme sûr du combustible nucléaire irradié canadien, la SGDN a demandé aux résidents de la région de lui dire comment ils pourraient l’aider à recueillir des échantillons pour ses travaux de surveillance environnementale.

Plus tôt cet automne, nous avons sondé adeptes de chasse, de pêche ou de cueillette d’aliments sauvages de la collectivité pour savoir comment ils pourraient nous aider à recueillir des échantillons de tissus de végétaux et d’animaux locaux. Ces échantillons seront utilisés pour nous aider à établir un référentiel environnemental dans le cadre de notre surveillance de la région locale.

Le sondage posait des questions aux répondants concernant leurs activités, telles que la chasse, la pêche, la motoneige, l’observation des oiseaux, la cueillette des baies sauvages et l’utilisation d’applications liées à la nature. On leur a ensuite demandé s’ils aimeraient en savoir plus sur le programme ou souhaiteraient même y participer.

Deux tiers (6,7 %) des répondants ont dit qu’ils seraient disposés à aider la SGDN à recueillir ces importants échantillons.

« La collectivité nous a montré qu’elle souhaitait nous aider à mener nos travaux », a indiqué Joanne Jacyk, chef de la section de l’évaluation environnementale à la SGDN. « Comprendre l’état actuel de l’environnement de la région constituera un pas important vers la protection des gens et de l’environnement si Ignace était choisie pour la mise en œuvre du plan canadien. »

« Le prélèvement de tissus est une étape importante de la surveillance environnementale et nous aidera à déterminer l’état de santé actuel des écosystèmes locaux et ainsi à mieux les protéger plus tard », dit-elle.

La surveillance environnementale représente un élément clé du travail réalisé par la SGDN pour étudier la région environnante d'Ignace et déterminer si elle est propice à l’établissement d’un dépôt géologique en profondeur. Ces données contribueront à éclairer les travaux de surveillance environnementale de référence de la SGDN. Ces travaux visent à dresser un portrait exhaustif de l’état de santé de l’environnement local afin que nous puissions correctement éviter, atténuer et mesurer les incidences que nos travaux pourraient avoir sur la région.

« Le sondage nous a révélé qu’un grand nombre de résidents sont déjà au courant de nos travaux. Tous les répondants sauf un ont dit qu’ils avaient visité un de nos bureaux ou une de nos expositions », a indiqué Daila Delescaille, une étudiante stagiaire et technicienne spécialiste de l’environnement qui travaille à la section de l’évaluation environnementale de la SGDN. « C’est formidable de voir autant de gens de la collectivité se porter volontaires pour nous aider à recueillir ces données et échantillons importants. »

Ignace est l’une des deux collectivités restantes qui participent au processus de sélection d'un site de la SGDN. Le plan canadien ne sera mis en œuvre que dans une région associée à des hôtes informés et consentants et la SGDN prévoit choisir un site d’ici 2023.

La SGDN espère travailler avec la collectivité locale pendant tout le restant des saisons de chasse et de pêche ainsi que pendant une bonne partie de l’hiver pour recueillir des échantillons de tissus et de flore. Par exemple, les chasseurs d’orignaux peuvent nous aider à prélever des échantillons de tissus et les personnes qui cueillent des baies sauvages pourraient nous en fournir quelques-unes pour des analyses.

« Nous voulons travailler avec les gens de la collectivité en vue de choisir un site pour le plan canadien », a ajouté Mme Jacyk. « Ce sont les plus grands connaisseurs de la région. Qui pourrait mieux nous fournir des échantillons que ceux et celles qui vivent et travaillent ici depuis si longtemps? »

Le sondage n'est qu’un exemple des moyens pris par la SGDN pour travailler avec les membres de la collectivité d'Ignace. Au cours de l’été et de l’automne, nous avons tenu des ateliers en personne et en ligne pour recueillir leur avis sur notre travail environnemental et nos autres activités liées à la sélection d’un site dans la région.

La SGDN est chargée de mettre en œuvre le plan de gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié canadien de manière à protéger à la fois les gens et l’environnement, et ce, dans une région associée à des hôtes informés et consentants. Ignace et South Bruce, toutes deux en Ontario, sont les deux collectivités qui participent toujours au processus de sélection d’un site de la SGDN.


À propos de la SGDN

La Société de gestion des déchets nucléaires (SGDN) est une organisation à but non lucratif chargée d’assurer la gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié canadien au sein d’un dépôt géologique en profondeur, d’une manière qui protégera les gens et l’environnement pour les générations à venir.

Fondée en 2002, la SGDN est guidée depuis plus de 20 ans par une équipe dévouée de scientifiques et d’ingénieurs de calibre mondial ainsi que par des détenteurs du savoir autochtone, qui élaborent ensemble des solutions innovantes et collaboratives pour assurer la gestion des déchets nucléaires. Le plan canadien ne sera mis en oeuvre que dans une région où les hôtes sont informés et consentants, où la municipalité, les collectivités des Premières Nations et métisses et les autres de la région travaillent ensemble à sa mise en oeuvre. La SGDN prévoit choisir un site en 2024 et deux régions participent toujours à notre processus de sélection d’un site : la région de la Nation ojibwée de Wabigoon Lake-Ignace dans le nord-ouest de l’Ontario et la région de la Nation ojibwée de Saugeen-South Bruce dans le sud de l’Ontario.