Le plan canadien pour le combustible nucléaire irradié
La SGDN travaille à la mise en oeuvre du plan canadien de gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié, qui a comme objectif de protéger les gens et l’environnement pour les générations à venir.
À l’instar de plusieurs autres pays dotés de programmes nucléaires commerciaux, le Canada planifie l’avenir, par-delà les méthodes d’entreposage provisoire du combustible irradié actuellement utilisées.
En vertu du plan canadien, le combustible nucléaire irradié du pays sera confiné et isolé dans un dépôt géologique en profondeur doté d’un système à barrières multiples. Ce plan est le fruit d’un dialogue mené pendant trois ans avec le public et continue de refléter aujourd’hui les valeurs et les priorités qui ont été jugées comme importantes par les Canadiens et les peuples autochtones.
En novembre 2024, la Wabigoon Lake Ojibway Nation et le canton d’Ignace ont été choisis comme collectivités hôtes potentielles pour le futur site du dépôt géologique en profondeur canadien de combustible nucléaire irradié. Le projet en est maintenant au processus de décision réglementaire.
Le plan canadien pour le combustible nucléaire irradié est également connu sous le nom de Gestion adaptative progressive. C’est à la fois une méthode technique (ce que nous envisageons de construire) et une approche de gestion (comment nous travaillons avec les gens pour y parvenir).
La méthode technique consiste à construire un dépôt géologique en profondeur dans une formation rocheuse appropriée pour confiner et isoler en toute sûreté le combustible nucléaire irradié. L’approche de gestion a comme élément central un processus de décision progressif et adaptatif qui est soutenu par la concertation publique et l’apprentissage continu.
Un des principes fondamentaux du plan canadien de gestion du combustible nucléaire irradié est l’intégration des nouvelles connaissances. Nous adapterons nos plans en tenant compte des progrès techniques, des commentaires fournis par le public, de l’éclairage apporté par le savoir autochtone et de l’évolution des meilleures pratiques internationales, des politiques publiques ainsi que des exigences et des valeurs sociétales.
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Comment le plan canadien de gestion du combustible nucléaire irradié a été élaboré
En vertu de la Loi sur les déchets de combustible nucléaire adoptée par le gouvernement fédéral en 2002, la SGDN s’est vu confier le mandat de concevoir et de mettre en oeuvre le plan canadien de gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié du pays.
Ce plan est le fruit d’une étude et d’un dialogue menés pendant trois ans avec les Canadiens, les peuples autochtones et des experts techniques.
De ce dialogue, plusieurs points de convergence se sont dégagés :
- En premier lieu, les Canadiens avaient signifié qu’ils s’attendaient à ce que le pays assume dès maintenant la responsabilité des déchets produits pour répondre à ses besoins énergétiques. Il n’était tout simplement pas acceptable pour eux de laisser aux générations futures le soin d’assurer et de financer la gestion du combustible irradié.
- Deuxièmement, les Canadiens ont dit qu’ils ne voulaient pas d’une approche irréversible. Ils souhaitaient une approche souple, qui permettrait aux générations suivantes d’apporter des améliorations en fonction des nouvelles connaissances ou des nouvelles priorités.
- Troisièmement, bien que l’approche choisie doive évidemment répondre à un certain nombre d’objectifs, les Canadiens avaient clairement établi que la sûreté et la sécurité devaient se voir accorder la plus haute des priorités.
Le plan canadien s’appuie également sur les meilleures pratiques scientifiques dans le monde. Presque tous les pays produisant de l’énergie nucléaire à une échelle commerciale prévoient d’isoler les déchets issus de leurs cycles nucléaires dans un dépôt géologique en profondeur.
Le gouvernement fédéral a choisi en juin 2007 la Gestion adaptative progressive comme plan canadien de gestion du combustible nucléaire irradié. La SGDN est chargée de la mise en oeuvre de ce projet d’infrastructure environnementale nationale, qui se fera sous réserve des résultats du processus de décision réglementaire obligatoire.
Le dépôt géologique en profondeur canadien
Construit à une profondeur de 500 à 800 mètres, la conception du dépôt géologique en profondeur canadien misera sur un système à barrières multiples — une série de barrières ouvragées et naturelles qui se conjugueront pour confiner et isoler le combustible nucléaire irradié. Cette approche est sûre, pose très peu de risques, est fiable sur le plan technique et est conforme aux meilleures pratiques employées dans le monde.
Sélection du site
En novembre 2024, la Wabigoon Lake Ojibway Nation et le canton d’Ignace ont été choisis comme collectivités hôtes potentielles pour le futur site du dépôt géologique en profondeur canadien de combustible nucléaire irradié. Cette décision a été prise à la suite d’études techniques approfondies confirmant que le site choisi constituera un emplacement sûr pour un dépôt et après que les responsables de la Wabigoon Lake Ojibway Nation et du canton d’Ignace ont confirmé qu’ils consentaient à faire avancer le projet dans la phase de décision réglementaire.
Transport du combustible nucléaire irradié
Le transport du combustible nucléaire irradié des installations de stockage provisoire vers un dépôt géologique en profondeur fait partie du plan de gestion à long terme sûre du combustible nucléaire irradié canadien. Le transport devrait commencer dans les années 2040, une fois que le dépôt géologique en profondeur sera en service. La sûreté se situe au cœur du plan canadien et le bilan de sûreté du transport du combustible nucléaire irradié dans le monde est très solide. Les opérations de transport, de manutention et de mise en place du combustible irradié dans le dépôt se dérouleront sur une période d’approximativement 50 ans, selon l’inventaire de combustible irradié à gérer.
Centre d’expertise
Dans le cadre de ce projet, un Centre d’expertise sera construit dans la région. Cet investissement de plusieurs millions de dollars constituera une retombée tangible du projet pour la région hôte, mais aussi pour le pays tout entier. En tant que lieu de science et d’innovation de classe mondiale et de services sociaux enrichissants identifiés par les résidents locaux, le Centre apportera également de nouveaux emplois de grande valeur à la collectivité pour les générations à venir, notamment des emplois de scientifiques et d’experts d’une grande variété de disciplines.