La Gestion adaptative progressive (GAP) est le nom donné au plan canadien de gestion à long terme du combustible nucléaire irradié.

La GAP est l’aboutissement de trois ans de dialogue avec des spécialistes et le grand public. Elle est conforme aux pratiques exemplaires de gestion à long terme adoptées par d’autres pays dotés de programmes d’énergie nucléaire, tels que la Finlande, la France, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni.

Le gouvernement fédéral a fait de la GAP le plan canadien en juin 2007. La SGDN est maintenant responsable de la mise en oeuvre de la GAP, sous réserve de toutes les approbations réglementaires requises.

Les éléments composant la Gestion adaptative progressive

La GAP est à la fois une méthode technique et un système de gestion.

L’aboutissement de la méthode technique est le confinement et l’isolement centralisé du combustible irradié canadien dans un dépôt géologique en profondeur établi au sein d’une collectivité hôte informée et consentante possédant une géologie propice. La GAP comprend la mise au point d’un système de transport qui permettra d’acheminer le combustible irradié depuis les installations où il est actuellement entreposé jusqu’au nouveau site.

Le système de gestion comporte des étapes réalistes et gérables, chacune marquée par des points de décision explicites. Il permet une certaine flexibilité quant au rythme et à la manière de réaliser la mise en oeuvre et favorise la participation soutenue du public et des collectivités tout au long de sa mise en oeuvre.

La GAP est en outre conçue pour satisfaire à des normes de sûreté rigoureuses dans tous les aspects de sa conception et de sa mise en oeuvre.

Incorporation des nouvelles connaissances

Un des fondements de la GAP est l’incorporation des nouvelles connaissances. Nous adapterons nos plans en tenant compte des avancées techniques réalisées, de l’évolution des pratiques internationales, des commentaires reçus du public, des éclairages fournis par le savoir traditionnel autochtone, des changements apportés aux politiques publiques et de l’évolution des attentes et des valeurs de la société.

La mise en oeuvre de la GAP se réalisera sur plusieurs décennies. En raison de la longue période de mise en oeuvre considérée, elle offre de nombreuses occasions d’affiner et de remanier les plans. Chaque étape du processus constitue une occasion de dresser un bilan et d’apporter les modifications nécessaires avant de passer à l’étape suivante.

Mise en oeuvre à long terme

La mise en oeuvre de la GAP se fera sur plusieurs décennies. Nous avons lancé le processus de sélection d’un site en mai 2010. Il faudra plusieurs années pour choisir un site et obtenir les approbations réglementaires requises, après quoi il faudra prévoir une période de 10 ans pour construire l’installation.

Les opérations de transport, de manutention et de mise en place du combustible irradié au sein du dépôt se réaliseront au cours d’une période d’approximativement 40 ans, voire plus, selon la quantité précise de combustible irradié qu’il faudra gérer. Subséquemment, le dépôt sera surveillé pendant une longue période, avant d’être déclassé et fermé. Il fera ensuite l’objet d’une surveillance post-fermeture.