Le Canada produit de l’électricité d’origine nucléaire depuis plus d’un demi-siècle. Le combustible nucléaire irradié est un sous-produit de cette activité.

Qu’est-ce que le combustible nucléaire irradié?

Les réacteurs nucléaires au Canada s’alimentent à l’uranium naturel. L’uranium est formé en pastilles de céramique produites à partie d’une poudre de dioxyde d’uranium, lesquelles sont enchâssées dans des tubes en zircaloy appelés crayons de combustible. Ces derniers sont soudés ensemble en grappes qui ont la forme d’une bûche pour le foyer. Chaque grappe pèse approximativement 24 kilogrammes. Chaque grappe est faite d’un métal robuste résistant à la corrosion appelé zircaloy.

Avant qu’elles soient placées dans un réacteur, les grappes de combustible ne sont pas irradiées et les risques radiologiques qui y sont associés sont relativement faibles. Le débit de dose émis par une grappe de combustible non irradiée est de l’ordre de 0,05 mSv/h, ce qui suppose que le combustible peut être manipulé de manière sécuritaire sans équipement spécial avant son emploi dans un réacteur.

Lorsqu’elle est utilisée dans un réacteur nucléaire, chaque grappe de combustible produit suffisamment d’électricité pour alimenter jusqu’à 100 maisons pendant une année. Une fois qu’une grappe de combustible nucléaire a été utilisée pour produire de l’électricité, elle est retirée du réacteur. Elle présente alors la même apparence physique qu’elle avait avant d’être insérée dans le réacteur. Elle est toutefois maintenant considérée comme un déchet. Elle est radioactive et le demeurera pendant une très longue période. Le combustible irradié devra être confiné et isolé du public et de l’environnement de manière essentiellement indéfinie.

La SGDN a l’obligation légale d’assurer la gestion à long terme du combustible nucléaire irradié canadien, qu’il s’agisse des grappes de combustible irradié qui existent déjà ou de celles qui seront produites dans le futur.